À dix jours de son meeting parisien, Édouard Philippe a réuni 9 500 personnes lors d'une "réunion d'appartement" en visioconférence, jeudi 25 juin au soir. Un "apéro géant" durant lequel le maire du Havre, candidat déclaré à l'élection présidentielle, est notamment revenu sur son bilan de Premier ministre et certains de ses propos.
"Prenez une bonne bière". C'est par cette invitation à se détendre qu’Édouard Philippe a inauguré sa première réunion d'appartement 2.0 jeudi soir, dans la perspective de l'élection présidentielle de l'année prochaine. Un procédé qui tout en jouant sur des codes traditionnels de la politique - le candidat Valéry Giscard d'Estaing ayant été en 1974 le précurseur de la réunion d'appartement -, renouvelle le genre par sa dimension numérique. Hier, 953 salons étaient ainsi connectés pour environ 9 500 participants allant de l'Île-de-France à La Réunion, en passant par la Guadeloupe et jusqu'à l'étranger.
En ligne, les personnes connectées ont donc pu poser des questions par l'intermédiaire d'un QR Code au premier chef de gouvernement d'Emmanuel Macron. Et à celle portant sur son "plus gros échec", le maire du Havre n'a pas hésité à évoquer les 80 km/h. Cette mesure de limitation de vitesse, qu'il avait décidé de mettre en œuvre en 2018, avait été l'un des éléments déclencheurs de la mobilisation des "gilets jaunes".
"Je ne crois pas m’être trompé sur l’objectif", a-t-il déclaré jeudi soir au regard de la mortalité routière, tout en indiquant "si je devais le refaire, je le referais autrement". "Je laisserais un peu plus de marge aux départements, j’aurais peut-être essayé de mieux les associer", a ainsi confié le prétendant à l'Élysée.
Édouard Philippe a, par ailleurs, regretté avoir affirmé que la colonisation "n'était pas un crime" lors d'une interview télévisée en décembre dernier. "J'aurais dû commencer par dire que oui, la colonisation, de par son processus, comporte des crimes", a-t-il déclaré jeudi soir.
Une deuxième édition de ces "apéros géants" est déjà envisagée durant les quinze premiers jours de septembre. D'ici-là, le président d'Horizons tiendra son premier grand meeting de campagne à l’Adidas Arena de Paris le 5 juillet.