La baisse de la production agricole, causée par les vagues de canicule et la sécheresse en France, devraient coûter 0,1 point de produit intérieur brut (PIB), comme le ministère de l’Économie,
Le dérèglement climatique, dont les vagues de chaleur et la sécheresse, fait reculer le produit intérieur brut (PIB) de la France en 2026. C'est le constat dressé ce mercredi par la direction générale du Trésor lors d'une audition par la mission parlementaire "flash" sur le coût de la canicule, présidée par le président de la commission des finances, Eric Coquerel (LFI).
Selon Bercy, "les épisodes de vagues de chaleur d'une intensité et d'une durée exceptionnelles" ont eu un "impact sur l’activité de −0,1 point de PIB en moyenne annuelle en 2026". Cette baisse serait due à l'impact de la chaleur et de la sécheresse sur la production agricole, dont la "valeur ajoutée" devrait être en baisse de 8 % (la chute avait été de 15 % lors de la canicule de 2003).
A titre d'exemple, la production de maïs devrait baisser de 35 % en 2026 par rapport à 2025. De plus, "les prairies sont également très touchées, avec une pousse cumulée inférieure d'un tiers à la normale au 10 août". Le conflit au Proche et Moyen-Orient, qui a entraîné une hausse du prix du gaz, des engrais azotés mais aussi des perturbations du commerce mondial d'engrais, a également un impact négatif sur l'agriculture. Par ailleurs, les canicules ont eu des effets sur d'autres secteurs d'activité, mais ceux-ci sont "sectoriels et localisés".
"La chaleur peut peser sur la productivité du travail, notamment dans les activités physiques ou en extérieur, perturber certains chantiers, transports ou infrastructures énergétiques et modifier la structure de la consommation, mais les données conjoncturelles disponibles ne font pas apparaître, à ce stade, de décrochage généralisé de l’activité", précise Bercy, qui note que "les entreprises ont largement adapté leur organisation". La ministre de la Transition écologique Monique Barbut avait indiqué en août que les canicules de cet été pourraient coûter "10 à 15 milliards d'euros de coûts directs et indirects".