Casse du Louvre : Rachida Dati finalement auditionnée à huis clos

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Rachida Dati lors de son audition par la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, en février 2026
Rachida Dati lors de son audition par la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, en février 2026
par Raphaël Marchal, le Lundi 23 février 2026 à 15:57, mis à jour le Lundi 23 février 2026 à 16:15

La ministre de la Culture doit être auditionnée à l'Assemblée nationale, ce lundi 23 février, par la commission d'enquête sur le cambriolage du Louvre et sur la sécurisation des musées. Initialement publique, cette audition se fera finalement à huis clos, sans retransmission ni présence de journalistes, à la demande du président de la commission, afin d'éviter toute "interférence" entre la fonction ministérielle de Rachida Dati et sa candidature à l'Hôtel de ville de Paris.

C'était une audition attendue, qui ne sera finalement pas publique. La ministre de la Culture, Rachida Dati, doit bien être entendue à l'Assemblée nationale, à partir de 16h30, par la commission d'enquête sur le cambriolage du Louvre. Mais cette audition a finalement lieu à huis clos, sans qu'elle ne soit retransmise. C'est le président de la commission, Alexandre Portier (Droite républicaine), qui a exercé cette prérogative.

Selon l'entourage du président, un tel choix n'est pas "anormal", dès lors que la "période de réserve" précédant les élections municipales a débuté hier, dimanche 22 février. Le huis clos permettra ainsi d'éviter des "interférences", la ministre étant aussi candidate à l'élection municipale à Paris. 

Contacté, l'entourage de Rachida Dati a fait savoir que le huis clos permettra d'aborder des points sensibles relatifs à la sécurisation des musées et du Louvre de manière plus libre que si les échanges avaient été publics.

La commission d'enquête a souhaité entendre la ministre de la Culture, qui exerce sa tutelle sur le Louvre, pour savoir quelles mesures ont été mises en œuvre depuis le rocambolesque vol des joyaux de la Couronne de France. Laurence des Cars, présidente-directrice du musée, sera quant à elle auditionnée mercredi par les élus de la commission, notamment pour revenir sur les "défaillances systémiques" identifiées par la commission.

Il y a quelques jours, Alexandre Portier avait appelé le ministère de la Culture a "reprendre la main" sur l'emblématique musée français, devenu un "Etat dans l'Etat". " "Il est acquis que le Louvre fonctionne d'une manière un peu autonome, avec une tutelle de la présidence de la République", avait souligné Alexis Corbière (Ecologiste et social), rapporteur des travaux d'enquête. L'instance de l'Assemblée doit rendre ses conclusions début mai.