Charles Alloncle dans Paris Match: Yaël Braun-Pivet saisit le déontologue de l'Assemblée après la publication d'une photo avec sa collaboratrice

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Charles Alloncle à l'Assemblée nationale
Charles Alloncle à l'Assemblée nationale, le 26 juin 2025
par Anne-Charlotte Dusseaulx, le Vendredi 22 mai 2026 à 16:59, mis à jour le Vendredi 22 mai 2026 à 17:20

La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a saisi le déontologue de l'institution, ce vendredi 22 mai, à propos d'une photo publiées par Paris Match où l'on voit le député Charles Alloncle avec sa collaboratrice parlementaire d'abord présentée comme "sa compagne", puis comme "une amie" par l'hebdomadaire.  

La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a saisi le déontologue de l'institution, ce vendredi 22 mai, au sujet de la situation du député Charles Alloncle (Union des droites pour la République). La raison ? Une photo de l'élu mise en ligne jeudi dans Paris Match en compagnie de sa collaboratrice Sheherazade Khandani pour illustrer un article intitulé "Moment de détente parisienne pour Charles Alloncle et sa compagne" qui a ensuite été retitré avec l'expression "une amie" par l'hebdomadaire. 

Or, depuis 2017 et la loi pour la confiance dans la vie politique, votée après l'affaire Fillon, "il est interdit à un député ou sénateur d'employer en tant que collaborateur parlementaire son conjoint, son partenaire lié par un pacte civil de solidarité (Pacs) ou son concubin" (article 14 de la loi). Ainsi que ses parents ou les parents de son conjoint, ses enfants ou les enfants de son conjoint.  

Trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende

Des vérifications seront donc faites par le déontologue de l'Assemblée nationale. La loi précise que la "violation de cette interdiction" entraîne une "rupture de plein droit du contrat" de travail. Il revient ensuite au Bureau du Palais-Bourbon de "déterminer les modalités selon lesquelles le député rembourse les sommes versées en vertu des contrats conclus". L'article 14 indique également que "le fait, pour un député ou un sénateur, d'employer un collaborateur en méconnaissance de l'interdiction mentionnée est puni d'une peine de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende".

Charles Alloncle a réagi auprès de Libération et assure que sa relation avec Shéhérazade Khandani "n'a rien à voir avec ce que la loi interdit". Auprès de Mediapartcette dernière dément être "en concubinage" avec son employeur. Tous deux dénoncent "des photos volées". Ces derniers mois, le député de l'Hérault s'est fait connaître en étant le rapporteur de la très polémique commission d'enquête sur l'audiovisuel public, dont le rapport a été publié début mai.