"Dehors!": Xavier Bertrand souhaite l'exclusion des candidats LR qui se rapprochent de l'extrême droite

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Xavier Bertrand sur RTL, le 12 mars 2026
Xavier Bertrand sur RTL, le 12 mars 2026
par Raphaël Marchal, le Jeudi 12 mars 2026 à 10:16, mis à jour le Jeudi 12 mars 2026 à 11:28

Le président Les Républicains de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a appelé, sur RTL ce jeudi 12 mars, à exclure les candidats de son parti tentés par une alliance avec le Rassemblement national ou les autres formations d'extrême droite.

"Il faut être vraiment intraitable." Invité de RTL ce jeudi, Xavier Bertrand a affiché une fermeté aux antipodes de celle de Bruno Retailleau, le président des Républicains (LR). Le chef de file de la région Hauts-de-France a appelé à "clarifier" la situation des candidats de son parti appâtés par un rapprochement avec les formations d'extrême droite en vue des élections municipales. "On doit dire très clairement que ceux qui sont avec le Rassemblement national, ou avec Mme Knafo [Reconquête] ou avec M. Ciotti [le président de l'UDR], n'ont plus rien à faire chez LR", a-t-il cinglé.

A Nice, ville dans laquelle candidate Eric Ciotti, "j'attends de Bruno Retailleau qu'il dise clairement que notre candidat, c'est Christian Estrosi, et que nous avons investi comme cheffe de file des Républicains, Dominique Estrosi Sassone", a martelé Xavier Bertrand. "Eric Ciotti a en plus le RN honteux", a-t-il fustigé. Le président des Hauts-de-France a également pris l'exemple de Bourg-en-Bresse, où des personnalités des Républicains figurent sur une liste Reconquête, jugeant, là encore, que ces candidats n'ont "plus rien à faire" chez LR.

Avant de lancer une dernière adresse à son chef de parti : "Il faut que Bruno Retailleau retrouve le chemin des municipales. Nos candidats ne sont pas aidés. On ne prend pas les décisions qui s'imposent", a-t-il analysé, appelant notamment à l'exclusion de l'eurodéputé LR Christophe Gomart, venu en soutien d'Eric Ciotti à Nice. "Quand on n'a pas la cohérence et la clarté, comment voulez-vous que les Français nous fassent confiance ?"