Arrivée en troisième position à Marseille, Martine Vassal, la candidate de la droite et du centre, annonce se maintenir pour le second tour des élections municipales. C'est donc une quadrangulaire qui se dessine dimanche prochain dans la cité phocéenne.
Elle s'était murée dans le silence depuis l'annonce des résultats du premier tour des élections municipales dimanche soir. Arrivée en troisième position avec 12,41 % des voix, loin derrière les listes de Benoît Payan pour la gauche hors LFI (36,70%) et de Franck Allisio pour le Rassemblement national (35,02%), la candidate notamment soutenue par Les Républicains et Renaissance a finalement dévoilé ce lundi après-midi sa stratégie en vue du second tour.
"Je serai au rendez-vous du second tour", a-t-elle aussi indiqué par voie de communiqué, estimant qu'"entre la gauche de Monsieur Payan, l’extrême droite du RN et l’extrême gauche LFI, il existe à Marseille un courant de pensée profondément républicain, attaché à l’ordre, à la responsabilité, à l’équilibre et au respect de toutes les sensibilités de notre ville". Et d'en venir à la conclusion qu'"il serait impensable de priver les Marseillais de cette représentation au second tour".
Benoît Payan ayant d'ores et déjà déposé sa liste en vue du second tour et décliné la proposition du candidat de La France insoumise, Sébastien Delogu (11,94%), de faire "front commun" contre le RN, les électeurs auront le choix entre quatre candidats dimanche prochain. Une configuration qui limite, en partie au moins, les éventuels reports de voix et donc la probabilité d'un bouleversement des rapports de force du premier tour. Alors que ce premier tour a été serré, reste cependant à savoir si certains électeurs pourraient opter pour une forme de "vote utile" en privilégiant l'un des deux candidats arrivés en tête.
Parmi les raisons de son maintien, Martine Vassal souligne l'importance de la métropole, qu'elle préside actuellement. "Cette élection aura également des conséquences majeures pour l’avenir de la Métropole Aix-Marseille-Provence (…) Les électeurs qui nous ont fait confiance ne doivent pas être punis une seconde fois, en voyant cette Métropole basculer également à gauche !", fait valoir la candidate.