Le président des Républicains et candidat à la présidentielle, Bruno Retailleau, a affirmé vendredi qu'il n'avait "peur d'aucune compétition" et était prêt à "affronter" une éventuelle primaire pour départager les multiples candidats de la droite et du centre.
Ces derniers jours, les appels à l'organisation d'une primaire de la droite et du centre se sont multipliés, à moins de huit mois de l'échéance présidentielle. De la part du maire de Cannes, David Lisnard (ex-Les Républicains, Nouvelle Énergie) – lui-même candidat – d'un côté ; de l'ancien ministre Hervé Morin (Les Centristes) et de 200 élus de l'autre. "Je n'ai jamais dit non par principe à la primaire, jamais", a déclaré Bruno Retailleau, le candidat des Républicains, interrogé sur une telle éventualité ce vendredi 28 août sur France 2.
Mais "je ne veux pas m'embourber dans des polémiques que je trouve politiciennes, ça c'est une affaire de tambouille", a poursuivi le sénateur, qui dit ne pas "y croire" au vu des desiderata des uns et des autres ; "entre ceux qui veulent ou pas la primaire, et ceux qui, voulant la primaire, veulent des périmètres différents".
Pour autant, si une primaire venait finalement à être organisée, Bruno Retailleau ne se déroberait pas. "S'il y a une primaire je l'affronterai. (…) Je n'ai peur d'aucune compétition", a-t-il assuré.
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La veille, c'est Gabriel Attal, le patron et candidat de Renaissance qui répétait également être partant. "Si vous avez plusieurs centaines d'élus locaux, qui demandent une primaire, c'est bien la preuve qu'il n'y a pas de candidat naturel ou favori", avait réagi le député sur BFMTV à la tribune tout juste publiée. Avant d'ajouter : "Est-ce qu'il faut la faire, cette primaire ? Moi, je ne l'ai jamais écartée. Je considère qu'on ne peut pas avoir peur d'une primaire, sinon il ne faut pas se présenter à l'élection présidentielle." Gabriel Attal n'avait pas manqué de rappeler avoir fait une proposition d'un "vote de départage" à Édouard Philippe, mais que "à ce stade, il ne le souhaite pas".
La droite et le centre aujourd'hui comptent cinq candidats en lice : les ex-Premiers ministres Édouard Philippe (Horizons) et Gabriel Attal (Renaissance), Bruno Retailleau (Les Républicains), le président de l'Association des maires de France (AMF) et maire de Cannes, David Lisnard (Nouvelle Énergie), et le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand (Les Républicains).
Sur Europe 1 ce vendredi matin, la ministre déléguée chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, a mis en garde face à "une primaire sauvage". "En général, ça finit mal. La primaire sauvage (…), c'est le risque de l'échec", a-t-elle déclaré. Favorable à l'organisation d'une primaire, elle a insisté sur l'importance de l'élection présidentielle de 2027, où "il n'y a pas de filet de sécurité, pas de possibilité de rattrapage" si aucun candidat de la droite ou du centre ne se qualifie pour le second tour.
(avec AFP)