Le ministre délégué à l'Europe, Benjamin Haddad, a annoncé ce mercredi qu'il soutiendrait Edouard Philippe à l'élection présidentielle de 2027, selon lui "le mieux placé" pour "rassembler" au centre et "élargir" à droite.
Le ministre délégué à l'Europe, Benjamin Haddad, a annoncé ce mercredi 26 août son soutien à Édouard Philippe (Horizons) dans la campagne de l'élection présidentielle de 2027. "Je pense qu'il est le mieux placé pour rassembler notre famille politique et élargir, et notamment faire l'alliance du centre et de la droite que j'espère", a déclaré sur France 2 celui qui est membre de Renaissance, le parti présidé par Gabriel Attal, lui aussi dans la course à l'Élysée.
Benjamin Haddad s'est dit séduit par le "message ferme sur le régalien, sur la sécurité et sur les migrations" du maire du Havre, ainsi que par sa capacité à "continuer à porter une ambition forte sur la scène internationale et européenne". "Édouard Philippe est celui qui a le courage de dire les choses sur les finances publiques, sur les retraites, d'assumer de dire la vérité aux Français, y compris parfois des mesures qui ne sont pas populaires mais nécessaires pour préserver la souveraineté, pour préserver l'avenir de notre pays", a poursuivi le ministre.
nous aurons vocation à tous nous rassembler, sinon ce sera la catastrophe pour notre pays. lE MINISTRE Benjamin Haddad
Mais "nous aurons vocation à tous nous rassembler, sinon ce sera la catastrophe pour notre pays", a également déclaré Benjamin Haddad, qui pense que cela devra se faire "quand on arrivera vers l'hiver", avec Gabriel Attal, et avec Bruno Retailleau, le candidat des Républicains – "je le souhaite aussi, dès le premier tour". Membre de Renaissance, Benjamin Haddad, qui assure être "un homme libre", avait rallié début 2026 la campagne municipale de Rachida Dati (LR) pour Paris, alors que son camp était représenté dans la compétition par Pierre-Yves Bournazel (Horizons).
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Comment se sont positionnés les autres ministres du gouvernement de Sébastien Lecornu, et l'ont-ils fait ? Pas tous. Concrètement, Benjamin Haddad est le quatrième ralliement d'un ministre membre du parti présidentielle Renaissance au candidat Horizons, alors même que le chef de leur mouvement, Gabriel Attal, s'est également lancé dans la bataille. Avant lui, il y a eu le ministre de la Justice, Gérald Darmanin ; la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon ; et le ministre de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre.
A ceux-là, il faut ajouter Naïma Moutchou (chargée des Outre-mer) et Anne Le Hénanff (chargée du Numérique) qui sont membres d'Horizons, et qui avaient fait le déplacement à Reims le 10 mai pour le conseil national d'Horizons.
Quatre autres ministres se sont, eux, affichés au premier rang du meeting de lancement de campagne de Gabriel Attal fin mai : David Amiel (Comptes publics), Stéphanie Rist (Santé), Eléonore Caroit (Francophonie) et Roland Lescure (Économie et Finances). "L'union sera absolument indispensable in fine", avait insisté ce dernier sur France Inter le lendemain.
Soit dix ministres sur les 34 (sans le Premier ministre) que compte le gouvernement de Sébastien Lecornu. Quant aux cinq ministres, issus des Républicains, à savoir Annie Genevard, Philippe Tabarot, Vincent Jeanbrun, Sébastien Martin et Nicolas Forissier, pas sûr qu'ils choisissent tous de soutenir le patron de LR, Bruno Retailleau, dans la course à l'Elysée. La raison ? Ils sont en délicatesse avec l'ex-ministre de l'Intérieur, qui avait menacé de les exclure, lorsqu'ils avaient accepté de faire partie du gouvernement alors que lui-même en avait claqué la porte.