Présidentielle 2027: la ministre Maud Bregeon soutient Édouard Philippe, et les autres membres du gouvernement?

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Maud Bregeon, le 15 octobre 2025. (image LCP) mk
Maud Bregeon, le 15 octobre 2025. (image LCP)
par Anne-Charlotte Dusseaulx, le Lundi 29 juin 2026 à 16:35, mis à jour le Lundi 29 juin 2026 à 16:50

Invitée sur France Inter, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a déclaré ce lundi 29 juin, qu'elle soutenait Édouard Philippe (Horizons), et non Gabriel Attal (Renaissance), dans la course à l'Élysée. Combien de ministres se sont-ils positionnés en vue de 2027 ? Et pour quel candidat ?

En octobre dernier, Sébastien Lecornu, tout juste renommé à Matignon, l'assurait, évoquant sur X la composition de son futur gouvernement : "Celles et ceux qui entreront au gouvernement devront s'engager à se déconnecter des ambitions présidentielles pour 2027." Directement visés : les éventuels candidats à la succession d'Emmanuel Macron à l'Élysée. Le 10 avril, le Premier ministre déclarait aussi, lors d'un discours sur l'électrification que "le gouvernement est libre de toute contrainte politique partisane" et qu'il "n'a aucun rendez-vous électoral". 

Mais les mois passent, les candidatures s'officialisent – celle de Gabriel Attal l'a été le 22 mai , et certains, au sein même de l'équipe gouvernementale, commencent à se positionner. "J'ai fait le choix d'aller au meeting d'Édouard Philippe la semaine prochaine [ce sera le 5 juillet, ndlr.], et plus globalement de le soutenir dans sa candidature", a ainsi déclaré, ce lundi 29 juin sur France Inter, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. 

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Celle qui ne quittera pas pour autant le parti Renaissance, dirigé par Gabriel Attal, estime que le maire du Havre, président d'Horizons, "est le plus à même aujourd'hui à rassembler très largement". Selon TF1, Sébastien Lecornu avait été mis au courant en amont de cette prise de position et avait donné son accord. Cité, l'entourage du Premier ministre rappelle que la règle est d'être "ministre à plein temps", de ne pas avoir "de rôle dans la campagne" ou de "prendre la parole dans les meetings".

Justement, quant à l'engagement imposé par Sébastien Lecornu aux membres de son gouvernement de ne pas faire de politique en dehors de leurs fonctions ministérielles, Maud Bregeon, qui est une proche de Gérald Darmanin, a expliqué qu'elle n'aurait "aucun rôle opérationnel" dans la campagne d'Édouard Philippe.

-> Lire aussi - Présidentielle 2027: la liste des candidats déjà en lice et des prétendants

Amiel, Lescure, Rist et Caroit au meeting d'Attal

Est-elle la seule ministre à avoir fait part de ses intentions pour l'élection présidentielle de 2027 ? Pas vraiment. Naïma Moutchou (chargée des Outre-mer) et Anne Le Hénanff (chargée du Numérique) avaient fait le déplacement à Reims le 10 mai pour le conseil national d'Horizons ; le parti dont elles sont membres.

Deux semaines plus tard, le 30 mai, quatre ministres s'affichaient au premier rang du meeting de lancement de campagne de Gabriel Attal : David Amiel (Comptes publics), Stéphanie Rist (Santé), Eléonore Caroit (Francophonie) et Roland Lescure (Économie et Finances). "Je suis un ministre, et je suis intimement convaincu que, pendant l'année qui vient, notre boulot va surtout être de gouverner, mais je suis aussi un militant depuis dix ans d’un parti dont je suis extrêmement fier", avait justifié ce dernier le lendemain sur France Inter, rappelant qu'ils étaient "des marcheurs historiques". Avant d'ajouter : "L'union sera absolument indispensable in fine."

S'ils n'ont pas directement pris partie, deux autres ministres ont critiqué des mesures portées par Gabriel Attal. C'est le cas de Gérald Darmanin (Justice) qui avait dénoncé le 29 avril dans un long message sur X la proposition de loi "visant à permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai". Plus récemment, le 28 mai, Aurore Bergé (Égalité entre les femmes et les hommes) s'est vivement opposée, dans une tribune publiée dans Ouest-France qu'elle avait d'ailleurs initiée, à la volonté du candidat de Renaissance de relancer le débat sur la gestation pour autrui (GPA). À l'époque, Maud Bregeon avait aussi dit être en "total désaccord" avec cette proposition. 

Soit neuf ministres sur les 34 que compte le gouvernement de Sébastien Lecornu. Quant aux cinq ministres, issus des Républicains, à savoir Annie Genevard, Philippe Tabarot, Vincent Jeanbrun, Sébastien Martin et Nicolas Forissier, pas sûr qu'ils choisissent tous de soutenir le patron de LR, Bruno Retailleau, dans la course à l'Elysée. La raison ? Ils sont en délicatesse avec l'ex-ministre de l'Intérieur, qui avait menacé de les exclure, lorsqu'ils ont accepté de faire partie du gouvernement alors que lui-même en avait claqué la porte.