Présidentielle: pour Bernard Cazeneuve, LFI n'est pas "en situation de gouverner"

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Bernard Cazeneuve
Bernard Cazeneuve - AFP
par Anne-Charlotte Dusseaulx, le Lundi 20 juillet 2026 à 12:29

S'il n'a pas encore officialisé sa candidature à l'élection présidentielle, Bernard Cazeneuve a réaffirmé ce lundi matin ses divergences avec La France insoumise et avec ceux, au Parti socialiste, qui a signé des accords avec la formation de Jean-Luc Mélenchon lors des élections législatives de 2022 et de 2024. 

Quelques jours après avoir publié une longue lettre aux Français, Bernard Cazeneuve a déclaré être "déterminé" ce lundi matin sur BFMTV, sans toutefois officialiser sa candidature à l'élection présidentielle de 2027. "Pour être candidat à la présidentielle, il faut d'abord être en situation de dire aux Français ce que l'on veut faire. Je vois beaucoup de candidats dont on ne sait pas ce qu'ils feront", a affirmé l'ancien Premier ministre, qui a mis en avant son "expérience" et sa "connaissance du pays". 

Bernard Cazeneuve a également rappelé ses "divergences" avec d'autres responsables socialistes, à l'instar de François Hollande et de Raphaël Glucksmann. "J'ai quitté le PS en 2022 au moment où il a signé l'alliance avec La France insoumise. [...] Je n'en veux jamais à mes amis des positions qu'ils prennent mais je leur dis sincèrement ce que j'en pense", a-t-il indiqué, rappelant avoir tenté – sans succès – de proposer "un pôle de convergences". 

LFI et la "stratégie d'accompagnement" du RN

A propos de La France insoumise, l'ancien ministre a dénoncé la "stratégie d'accompagnement du Rassemblement national vers la victoire". "Ils ne gouverneront jamais compte tenu de leurs outrances et de leurs positionnements", estime-t-il, ajoutant que LFI a "instauré dans le pays un antisémitisme d'ambiance, un communautarisme de circonstance". "Je ne pense pas que cette formation politique soit en situation de gouverner. Je pense en revanche qu'elle est en situation d'aider le RN à gouverner, à accéder au pouvoir", a-t-il ajouté.

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La semaine dernière, Bernard Cazeneuve avait dressé, dans sa "lettre aux Français", une ébauche programmatique. Autour de trois axes : "protéger les vies" (notamment les femmes et les enfants), "remettre l'État en état" (via notamment le rétablissement d'un septennat) et "rebâtir les souverainetés – productive, éducative, extérieure". Concernant les retraites, l'un des principaux thèmes de la présidentielle à venir, "la durée de cotisation est le levier le plus juste", plaide l'ancien ministre de l'Intérieur.

"Il y aura suffisamment de sagesse pour qu'il n'y ait plus qu'un candidat" social-démocrate

Pas question pour autant pour Bernard Cazeneuve, qui avait en 2022 créé son mouvement appelé La Convention, de participer à la primaire de l'espace socialiste. "Ce n'est pas à une primaire qu'on nous invite mais, je le redoute, à une dernière", a-t-il justifié, en appelant à "un large rassemblement qui va bien au-delà des périmètres des primaires étriquées". Son espace social-démocrate est également occupé par François Hollande ou encore l'eurodéputé Place publique Raphaël Glucksmann.

Sur BFMTV ce lundi matin, il a toutefois dit "penser qu'il y aura suffisamment de sagesse pour que, parmi tous ceux qui s'expriment dans l'espace social-démocrate, il n'y ait plus qu'un candidat" sur la ligne de départ de l'élection présidentielle de 2027.