Primaire sociale-démocrate: le chef des députés PS, Boris Vallaud, apporte son soutien à Raphaël Glucksmann

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Boris Vallaud à la tribune de l'Assemblée nationale, le 14 janvier 2025
Boris Vallaud à la tribune de l'Assemblée nationale, le 14 janvier 2025 - LCP
par Anne-Charlotte Dusseaulx, le Jeudi 27 août 2026 à 13:43

Dans une lettre aux militants publiée ce jeudi, Boris Vallaud explique pourquoi il a choisi de soutenir Raphaël Glucksmann dans la primaire sociale-démocrate. "Je ne ferai qu'ajouter de la division à la confusion", estime le chef de file des députés socialistes à propos de sa propre candidature, un temps envisagée.

Finalement, Boris Vallaud a décidé de ne pas être candidat à la primaire du camp social-démocrate. "La question m’a accompagné tout l'été. Je le dis sans fard, ce fut difficile", écrit le président du groupe Socialistes à l'Assemblée nationale, dans une lettre aux militants publiée ce jeudi 26 août, alors que s'ouvre vendredi à Blois (Loir-et-Cher) la rentrée politique du Parti socialiste. "J'ai fini par y apporter une réponse de responsabilité : je ne serai pas candidat à la désignation militante. Je ne suis pas le mieux placé pour l'emporter et être utile, de cette manière, aux combats qui sont les nôtres ; je ne ferai qu'ajouter de la division à la confusion", justifie le député des Landes.

Affirmant "connaître" l'ensemble des candidats, et prétendants, à la primaire – le patron du PS, Olivier Faure, qui devrait en être n'a pas encore officialisé sa participation –, Boris Vallaud a fait un choix pour la suite. Qui soutiendra-t-il dans ce processus ? Raphaël Glucksmann, le représentant de Place publique. "Je fais le choix de soutenir la candidature qui me paraît la plus sérieuse en ne me posant qu’une question : qui est le mieux placé et le mieux préparé pour mener ce combat présidentiel ?", explique-t-il, tout en soulignant ses différences avec l'eurodéputé. "Nous sommes différents, nous n'avons ni le même caractère, ni la même histoire, ni la même sensibilité sur bien des sujets. Sommes-nous d’accord sur tout ? Probablement pas (…). Sommes-nous d'accord sur l'essentiel ? Je le crois", poursuit l'élu.

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Raphaël Glucksmann "est le choix de la victoire"

Celui qui dit "croire la victoire possible" en 2027 assure que ce choix "n'est pas un solde de tout compte". Boris Vallaud dit "entrer dans cette campagne avec quelques exigences simples", avec ses "combats, dont la démarchandisation est le mot d'ordre" et avec sa "gauche populaire, républicaine, rurale et ouvrière ; radicale dans ses principes, réformiste dans sa méthode, sociale dans ses objectifs".

Il est temps de dessiner un nouvel espace politique de la gauche démocratique, sociale et écologique. bORIS vALLAUD

A ses yeux, Raphaël Glucksmann "est le choix de la victoire". Mais le chef de file des députés socialistes met "une condition" : parce que le candidat issu de la primaire "ne pourra gagner, puis gouverner, seul", Boris Vallaud appelle à "préparer, dès à présent, les élections législatives" et à "dessiner un nouvel espace politique de la gauche démocratique, sociale et écologique", citant les noms des écologistes Yannick Jadot – il a également rejoint Raphaël Glucksmann dans la campagne – et Cécile Dufot, la patronne d'Oxfam France, qui a annoncé dans Libération une initiative "pour faire émerger ce qui peut rassembler". Cette suite, "je veux m’y employer sans attendre", conclut Boris Vallaud.