"Sans LFI on ne gagne pas Paris": Sandrine Rousseau presse la gauche de s'entendre avant le second tour des municipales

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par Ivan Valerio, le Lundi 16 mars 2026 à 00:31

A Paris, Sophia Chikirou (La France insoumise) assure qu'elle compte se maintenir au second tour des municipales si la liste d'Emmanuel Grégoire (Parti socialiste) n'accepte pas une fusion. De quoi hypothéquer les chances pour la gauche de conserver la capitale.

"Nous avons une responsabilité historique". Invitée de LCP-Assemblée nationale et de Public Sénat pour notre soirée spéciale après le premier tour des élections municipales, Sandrine Rousseau, députée écologiste de Paris, alerte les différentes forces de gauche sur le risque de la désunion à Paris. 

A la suite du premier tour dans la capitale, la liste d'Emmanuel Grégoire, soutenue par le Parti socialiste, le Parti communiste et Les Ecologistes arrive largement en tête, avec plus de dix points d'avance sur la liste de Rachida Dati, soutenue par Les Républicains. Mais avec plus de 37% des suffarges selon la dernière estimation d'Ipsos-Bva, Emmanuel Grégoire devra composer avec une possible quadruangulaire, voire une quinquagulaire, si tous les candidats qualifiés se maintiennent. A sa gauche, Sophia Chikirou est notamment en position d'être candidate au second tour avec un score estimé à 12%. 

LFI appelle à un "front antifasciste"

La liste portée par Pierre-Yves Bournazel (Horizons) a, de son côté, rassemblé aussi près de 12% des voix, et la présence de Sarah Knafo (Reconquête) au second tour est à incertaine, avec un score pas encore définitif autour de 10%. Dans cette configuration, Rachida Dati peut imaginer rassembler un bloc de droite en vue du second tour. 

Pour Sandrine Rousseau, sur notre plateau, "la question c'est : est-ce qu'on est pour changer la vie des gens ou alors on prend le risque parce qu'on règle nos comptes pour 2027 de laisser Paris à la droite?", s'interroge-t-elle. "Sans les voix insoumises, Emmanuel Grégoire ne peut pas être élu, c'est mathématique", tranche-t-elle. 

Dans son allocution de ce dimanche soir, Sophia Chikirou, comme d'autres représentants de LFI, a appelé à un "front antifasciste" pour le second tour. Elle appelle donc le PS à accepter une fusion technique des listes. Hypothèse qui n'a pas été évoquée par Emmanuel Grégoire, ni par l'état-major du PS.