La journée mondiale contre le cancer du 4 février est l'occasion de rappeler que le nombre de cancers augmente chaque année et a été multiplié par deux en vingt ans. En France, on estime que plus de 150 000 personnes succombent à la maladie chaque année. Les cancers les plus agressifs restent difficiles à traiter, ce qui rend la recherche, l'unité des équipes et le dépistage plus essentiels que jamais. Pour ces pathologies, les solutions thérapeutiques demeurent limitées, ce qui renforce l'urgence de la recherche. Philippe Bergerot, président de la Ligue contre le cancer rappelle également l'importance du dépistage. Essentiel pour détecter le cancer à un stade précoce et améliorer les chances de guérison, il reste pourtant peu pratiqué par les Français. Mercredi 4 février, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé un plan de dépistage généralisé du cancer du poumon. Un premier projet pilote débutera dès le mois de mars 2026 avec 20 000 personnes qui pourront « être dépistées de façon ciblée pour le cancer du poumon » avant la généralisation du dispositif, tout comme pour le cancer du sein, d'ici à 2030. Emmanuel Macron a annoncé reconduire le budget pour le plan de lutte contre le cancer à l'identique jusqu'en 2030 qui comprend la prévention, l'amélioration de la prise en charge des patients, mais aussi l'accélération de plusieurs dépistages et d'incitations à la recherche. Comment subvenir aux besoins de la recherche pour le dépistage des cancers précoces ?
Invités :
- Maya Gutierrez, oncologue médicale à l'AP-HP
- Philippe Bergerot, Président de la Ligue contre le cancer
- Fleur Breteau, fondatrice et porte-parole de « Cancer colère »
Chroniques :
« Le mot du jour » : CANCER par Mariette Darrigrand
« Quelle histoire ! » : Diplomatie, la France a réponse à tout ! par Laurent Guimier
LA QUESTION QUI FÂCHE / Faut-il interdire les espaces « no kids » ?
En annonçant, le 8 janvier dernier, que sa nouvelle classe affaires Optimum n'acceptait pas les enfants, la SNCF a cristallisé un malaise latent. L'entreprise s'est rapidement défendue, parlant d'une maladresse marketing et rappelant que cette restriction existait déjà dans l'ancienne offre Business Première et ne concernait que 8 % des places. Toutefois, la polémique a ouvert le débat sur les espaces « no kid » (sans enfants) au moment même où la France affronte la situation inédite depuis 50 ans et inquiétante d'avoir plus de décès que de naissances. Dès le mois de mai 2025, la haut-commissaire à l'Enfance, Sarah El Haïry, avait alerté les acteurs du tourisme et des transports sur la montée de ces pratiques qui excluent explicitement les enfants. À l'époque, elle appelait déjà à une mobilisation collective pour éviter que ce modèle, encore marginal en France, ne s'installe durablement. En juin dernier, elle avait lancé le label « Le choix des familles », pour redonner aux enfants toute leur place dans la société. La tendance « no kids » reflète-t-elle une évolution dans les choix de vie et normes familiales ?
Invités :
- Constance de Pélichy, députée « LIOT » du Loiret
- Gabrielle Cathala, députée « La France Insoumise » du Val-d'Oise
- Madeleine Meteyer, journaliste parentalité au « Figaro »
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.