Lundi 9 février, Emmanuel Macron a inauguré le salon Wine Paris 2026. Rendez-vous majeur de la filière viticole, l'événement s'inscrit dans un contexte géopolitique et climatique particulièrement tendu pour le secteur. Les producteurs doivent composer avec une accumulation de crises : la consommation d'alcool en France a reculé de 13 % entre 2021 et 2023, le Parlement européen a adopté, le 10 février 2026, un plan de soutien à la filière, prévoyant davantage de flexibilité pour l'arrachage des vignes afin de limiter les excédents. Bruxelles encourage également le développement du vin sans alcool, avec un étiquetage harmonisé pour les produits titrant moins de 0,05 % d'alcool. Si le texte doit encore être validé par le Conseil européen, Olivier Bernard, gérant du domaine de Chevalier à Léognan, alerte sur le caractère irréversible des arrachages, craignant une pénurie de vin à moyen terme. De son côté, Rodolphe Lameyse, le directeur général de Vinexposium, voit dans l'accord de libre-échange entre l'UE et les pays du Mercosur une opportunité stratégique pour relancer les exportations vers le Brésil, l'Argentine, l'Uruguay et le Paraguay, grâce à la suppression de droits de douane, actuellement compris entre 20 et 27%. Quel avenir pour le vin français ?
Invités :
- Sandra Marsaud, députée « Ensemble Pour la République » de Charente
- Jean-Marie Fabre, Président du syndicat des vignerons indépendants
- Isabelle Bachelard, journaliste dégustatrice
- En visioconférence : Vianney Castan, propriétaire du Château Saint-Louis La Perdrix, créateur de la cuvée « For sure »
Les chroniques :
« Le mot du jour » : VIN par Mariette Darrigrand
« Quelle histoire ! » : les grands travaux de Donald Trump par Laurent Guimier
LA QUESTION QUI FÂCHE / Mix énergétique : l'urgence doit-elle sacrifier le débat ?
Dans une interview accordée à la presse quotidienne régionale dimanche 8 février, Sébastien Lecornu a précisé la forme que prendra la nouvelle programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) de la France, à l'horizon 2035. Invoquant « l'urgence » pour privilégier la voie réglementaire plutôt que législative, le Premier ministre a annoncé la publication, d'ici la fin de la semaine, d'un décret pour mettre en oeuvre cette feuille de route. Cette décision intervient après l'échec de la proposition de loi du sénateur LR Daniel Gremillet, qui fixait les objectifs énergétiques du pays pour les dix prochaines années. Adopté en première lecture au Sénat fin 2024, le texte avait été rejeté par l'Assemblée nationale. Il prévoyait une part du nucléaire portée à 60 % du mix électrique d'ici 2030, puis à 50 % en 2050, impliquant la mise en service de 14 EPR 2. Les objectifs en matière d'énergies renouvelables avaient en revanche été abaissés à 33 %, contre 40 % initialement et 44 % exigés par la directive européenne RED III. La présidente du groupe RN, Marine Le Pen, a d'ores et déjà dénoncé « une faute lourde » dans le choix de recourir à un décret. Quel mix énergétique pour la France de demain ?
Invités :
- Jean-Luc Fugit, député « Ensemble Pour la République » du Rhône
- Julie Laernoes, députée « écologiste » de Loire-Atlantique
- Maxime Amblard, député « Rassemblement National » de la Meuse
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.