Chaque voix compte - Procès de Marine Le Pen en appel : fin de course ou nouveau départ ?
EMISSION
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1 heure 5 minutes
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Diffusé le
13 janvier 2026
À LA UNE / Procès de Marine Le Pen en appel : fin de course ou nouveau départ ?
Mardi 13 janvier 2025, la cheffe de file de l'extrême droite, Marine Le Pen, débute son procès en appel. La décision de mars 2025 en première instance avait provoqué une déflagration politique : la favorite pour 2027 a été jugée coupable d'avoir joué un rôle central dans la mise en place, entre 2004 et 2016, d'un « système » de rémunération sur des fonds européens d'assistants parlementaires qui travaillaient en réalité pour le parti. La présidente des députés du Rassemblement national avait été condamnée à quatre ans de prison, dont deux fermes, 100 000 euros d'amende mais également cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire. Cette mesure l'empêche de se présenter à la prochaine élection présidentielle alors que les sondages placent le RN en tête. Ayant toujours contesté ces chefs d'accusation, Marine Le Pen avait dénoncé une « mise à mort politique » et avait demandé à être rejugée rapidement. Si sa peine d'inéligibilité est confirmée, la triple candidate à la présidentielle promet de passer le relais à son dauphin Jordan Bardella. Alors que deux journées d'audience lui seront consacrées et que la décision de justice n'est pas attendue avant l'été 2026, Marine Le Pen compte-t-elle faire évoluer sa stratégie de défense ?
Invités :
- Bertrand Périer, avocat à la Cour de Cassation et au Conseil d'Etat, spécialiste de l'art oratoire
- Lou Fritel, journaliste politique à « Paris Match »
- Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion d'Ipsos-BVA
- En visioconférence : Manon Lefebvre, secrétaire nationale du Syndicat de la Magistrature
Chroniques :
« Quelle histoire ! » : « Com' pol, l'american touch ! » par Laurent Guimier
« Le chiffre du jour » : « Où trouver 15 milliards ? » par Fanny Guinochet
LA QUESTION QUI FÂCHE / Budget : faut-il passer en force ?
Le projet de budget de l'Etat pour 2026 revient, mardi 13 janvier 2026, dans l'Hémicycle. Les parlementaires n'étant pas parvenus à trouver un accord en décembre 2025, les députés entament une nouvelle lecture de la version du Sénat, en présence du Premier ministre, Sébastien Lecornu. Le rejet du projet de loi en commission a renforcé les tensions autour du texte. Sans compromis en vue, le recours au 49.3 bruisse dans les couloirs de l'Assemblée. La loi spéciale, votée dans l'urgence fin décembre, a assuré la continuité des actions de l'Etat et des administrations, mais ne permet de pallier que temporairement l'absence de véritable texte budgétaire. Dans une séquence à rallonge, le gouvernement assure qu'il y aura un budget « fin janvier ». Son objectif : ramener le déficit sous la barre des 5 % en 2026, contre 5,4 % en 2025. Si Sébastien Lecornu s'était engagé à ne pas utiliser le 49.3 pour faire adopter le projet de loi de finances, en accord avec les socialistes, sa promesse semble de plus en plus difficile à tenir. « Rien n'est exclu », a d'ailleurs répété la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, à propos du recours au 49.3 ou à celui des ordonnances, ces textes édictés par le gouvernement sans l'aval du Parlement. Le passage en force est-il inévitable ?
Invités :
- Daniel Labaronne, député « Ensemble Pour la République » d'Indre-et-Loire
- Estelle Mercier, députée socialiste de Meurthe-et-Moselle
- Marie-Christine Dalloz, députée « Droite Républicaine » du Jura
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique.Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.