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Questions au Gouvernement - Questions au Gouvernement du mardi 10 février 2026

TRAVAUX PARLEMENTAIRES
duration
1 heure 15 minutes
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La polémique s'est invitée à l'Assemblée nationale, ce mardi 10 février 2026. La nomination annoncée d'Amélie de Montchalin à la tête de la cour des Comptes
a fait réagir les oppositions, vent debout contre le choix du président de la République, jugé politique. Deux questions venues de la gauche, avec, dès l'ouverture de la séance, une interpellation du président de la commission des Finances Éric Coquerel, qui s'est interrogé sur le « cadenassage des institutions indépendantes avant 2027 », tandis que sa collègue socialiste Marietta Karamanli s'est étonnée qu'une « figure centrale de la majorité présidentielle ... passe directement du pilotage du budget comme ministre des comptes publics, au contrôle [de ce même] budget.
En réponse, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon est montée au créneau pour rétorquer qu'« Amélie de Montchalin [avait] largement démontré qu'elle oeuvrait pour l'État, uniquement pour l'État, et pas pour les intérêts partisans ».
Même réaction scandalisée à l'autre bout de l'hémicycle. Le Rassemblement national a fustigé « la République des copains », par la voix de Yoann Gillet (Gard), préjudiciable selon lui à l'exigence d'indépendance de l'institution.

Autre sujet dominant, la programmation pluriannuelle de l'énergie, attendue cette semaine par décret, au grand dam de beaucoup de parlementaires, qui souhaitaient une loi. Quatre questions posées sur cette feuille de route du gouvernement, qui définit la répartition entre les différentes énergies (nucléaire, renouvelables et fossiles) avec notamment une interpellation du député de droite Jérôme Nury, mettant en garde le gouvernement contre le retour du « lobby des éoliennes ».

Également au coeur des préoccupations, les thématiques sociales, avec des questions sur les violences faites aux femmes, après les attaques constatées contre le numéro d'urgence 3919, mais aussi le fléau du harcèlement scolaire.

« Je m'adresse à l'Assemblée nationale le coeur gros et très énervé », a déclaré le député GDR Davy Rimane, en citant les cas de Thays et Anaïs, victimes d'insultes racistes dans leur collège, et présents ce 10 février dans les tribunes de l'hémicycle.
« Le racisme comme l'antisémitisme n'ont pas leur place en République », a assené le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray.

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