A la reprise des travaux de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, son président Jérémie Patrier-Leitus (Horizons) a déclaré, ce mardi 20 janvier, qu'il allait proposer à ses collègues députés d'auditionner deux anciens présidents de la République, François Hollande et Nicolas Sarkozy, ainsi que l'ex-animateur de télévision Patrick Sébastien.
La commission d'enquête sur "la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public" vient de reprendre ses travaux. Dans son propos introductif, ce mardi 20 janvier, le président de l'instance Jérémie Patrier-Leitus (Horizons) a indiqué qu'il annoncera "le programme [de la fin des auditions] dans les prochains jours". Tout en évoquant déjà quelques noms. Ainsi, parmi les personnalités qui seront proposées par le député aux membres de la commission, dont le bureau va tout prochainement se réunir : les anciens présidents de la République François Hollande et Nicolas Sarkozy.
Ils "ont porté des réformes importantes de l’audiovisuel public et ont des choses à dire", justifie Jérémie Patrier-Leitus.
-> Lire aussi - Audiovisuel public : Charles Alloncle, un député ciottiste sous le feu des projecteurs
L'élu revient aussi sur le cas de l'ex-animateur de télévision Patrick Sébastien. "J'ai lu et entendu des contre-vérités sur la base d'extraits vidéos. Je n'ai jamais dit que je ne souhaitais pas l'auditionner parce qu’il représenterait le showbiz", a assuré Jérémie Patrier-Leitus, qui précise qu'il "appréciait ses émissions". Son audition par la commission d'enquête sera donc également mise "à l’ordre du jour du bureau". Le 6 janvier, sur CNews, Patrick Sébastien avait fait savoir qu'il avait "des choses à dire sur Mme Ernotte", la présidente de France Télévisions.
Par ailleurs, en introduction ce mardi, le président de la commission d'enquête a évoqué les "chroniques récentes de Merwane Benlazar et de Charline Vanhoenacker sur France Inter qui ont suscité l'émoi d'une partie des Français". La veille, sur X, Jérémie Patrier-Leitus avait dénoncé, à propos du premier, "l'appel à la censure politique et au cordon sanitaire médiatique, sous couvert d'humour", la jugeant "grave et inacceptable".
"Je proposerai au bureau de la commission que nous puissions mener des auditions pour répondre à une question difficile mais essentielle : où s'arrête l'humour et où commence le militantisme politique ?", affirme donc le député Horizons, qui précise qu'il "ne s'agit pas d’exercer une police de la pensée ou de censurer les humoristes".