Budget : "La décision de choisir entre le 49.3 et les ordonnances n'est pas prise", indique Amélie de Montchalin

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Amélie de Montchalin dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, le 15 janvier 2026
Amélie de Montchalin dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, le 15 janvier 2026 - LCP
par Soizic BONVARLET, le Jeudi 15 janvier 2026 à 23:29, mis à jour le Jeudi 15 janvier 2026 à 23:48

En réaction aux informations de ce jeudi 15 janvier au soir, selon lesquelles le gouvernement reconnaît désormais qu'il est "impossible" que le budget puisse être adopté par un "vote" à l'Assemblée nationale, plusieurs députés ont demandé des comptes au gouvernement lors de la séance dans l'hémicycle. La ministre de l'Action et des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a indiqué que le choix n'était pas encore fait entre un recours au 49.3 ou aux ordonnances pour faire passer le budget. 

"Ce qu'a dit le Premier ministre ce soir ne surprend personne", a commenté la ministre de l'Action et des Comptes publics, ce jeudi 15 janvier soir, alors que la nouvelle lecture du projet de loi de finances pour 2026 se poursuit dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Amélie de Montchalin faisait référence aux considérations émanant de Matignon, selon lesquelles il était désormais "impossible" que le budget puisse adopté par un "vote" des députés.

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Interpellée par Jean-Philippe Tanguy (Rassemblement national) qui s'est interrogé sur l'utilité de poursuivre les débats suite à ces informations, Amélie de Montchalin a indiqué que si la Constitution offrait les deux options, "la décision de choisir entre le 49.3 et les ordonnances [n'était] pas prise". "Mais comme le 49.3 est toujours une possibilité, pour qu'il puisse être défini et écrit, il est très important qu'un certain nombre de débats aient lieu", a-t-elle aussi ajouté, en référence à certaines mesures émanant du Parlement qui pourraient être intégrées aux propositions que le gouvernement fera pour tenter, faute de vote, d'obtenir un accord de non-censure, notamment avec les socialistes. 

Aurélien Le Coq (La France insoumise) ayant accusé le gouvernement d'opérer "un coup de force", Amélie de Montchalin lui a répondu qu'"un certain nombre d'acteurs ne rendaient pas le texte facilement votable par une majorité de députés". Une référence aux propos émanant de Matignon selon lesquels le Rassemblement national et La France insoumise se livreraient à "un sabotage continu" des débats et du compromis que le gouvernement tente de bâtir.

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"Vous avez une majorité arithmétique" a répondu Jean-Philippe Tanguy (RN), reprochant au gouvernement de se défausser sur les députés de son groupe et ceux de La France insoumise. "Si vous n'avez pas de budget aujourd'hui, ce n'est pas la faute du RN et de l'UDR, ce n'est pas la faute des Insoumis, c'est parce que la majorité absolue du PS aux LR est incapable de se mettre d'accord sur un budget. Et pour cause, vous n'avez aucun projet commun !", a-t-il lancé. Les propositions pour tenter sortir de l'impasse budgétaire doivent être présentées vendredi par le Premier ministre lui-même.

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