Les députés du groupe Écologiste et social défendront, ce lundi 6 juillet après-midi, une motion de censure pour reprocher au gouvernement l'impréparation de la France aux périodes de très fortes chaleurs. Dans cette motion - présentée avec le soutien de La France insoumise, mais qui n'a aucune chance de renverser le gouvernement - ils fustigent plus globalement le bilan de l'exécutif en matière d'environnement.
Disons-le tout de suite : compte tenu des intentions affichées par les différents groupes de l'Assemblée nationale, la probabilité de voir le gouvernement de Sébastien Lecornu tomber, ce lundi 6 juillet, est nulle. À rebours de leur premier secrétaire, Olivier Faure, les députés socialistes ont en effet annoncé qu'ils ne voteraient majoritairement pas la motion de censure déposée par le groupe Écologiste et social avec l'appui d'élus de La France insoumise. Et il y a quelques jours, c'est le Rassemblement national qui avait prévenu, notamment par la voix de Sébastien Chenu, qu'il ne rendrait pas service aux élus du groupe de Cyrielle Chatelain. Lors du vote qui aura lieu cet après-midi, la motion devrait donc être loin de recueillir les 289 voix nécessaires pour faire tomber le gouvernement.
La motion a été déposée jeudi dernier par des députés écologistes, qui reprochent au gouvernement d'être inactif face au dérèglement climatique en général, et qui dénoncent en particulier l'impréparation du pays à la canicule historique du mois de juin. C'est à l'issue d'un échange houleux avec Sébastien Lecornu, lors de la séance des questions au gouvernement du 30 juin, que la présidente du groupe Écologiste et social avait annoncé le dépôt du texte.
Dans celui-ci, les signataires fustigent la politique gouvernementale de ces dix dernières années, jugeant que le gouvernement a "aggravé" les vulnérabilités de la France, en détricotant le droit environnemental, en soutenant l'agriculture intensive, ainsi que de grands projets comme l'autoroute A69, ou encore en coupant dans les budgets du fonds vert et de la rénovation thermique des bâtiments.
La gestion de la canicule de juin est également pointée du doigt, les auteurs de la motion regrettant l'absence de mesures exceptionnelles, de plan d'investissement et de fonds d'urgence face aux conséquences des très fortes chaleurs. "Nous ne pouvons nous résoudre à compter nos morts", conclut le texte de la motion, alors qu'une partie du pays devrait connaître de nouveaux pics de chaleur à compter de ce lundi. La motion de censure - à suivre dn direct sur LCP - sera débattue dans l'hémicycle du Palais-Bourbon à partir de 14 heures.