Canicule: la motion de censure des Écologistes, déposée ce jeudi, sera débattue lundi à l'Assemblée

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Cyrielle Chatelain à l'Assemblée, le 26 janvier 2026
Cyrielle Chatelain à l'Assemblée, le 26 janvier 2026
par Raphaël Marchal, le Jeudi 2 juillet 2026 à 16:43, mis à jour le Jeudi 2 juillet 2026 à 16:48

Les députés du groupe Écologiste et social ont déposé, ce jeudi 2 juillet après-midi, la motion de censure qu'il avaient annoncée, accusant en substance le gouvernement d'inaction en matière climatique. Le texte, qui a également été signé par des députés de La France insoumise, devrait être débattu et mis au vote lundi prochain, le 6 juillet, à partir de 14 heures à l'Assemblée nationale. 

Ils l'avaient annoncé il y a deux jours, à l'issue d'un échange houleux avec le Premier ministre : les députés du groupe Écologiste et social ont déposé, ce jeudi après-midi, une motion de censure protestant contre "l'impréparation" de la France face au dérèglement et pointant la la "responsabilité" du gouvernement quant au conséquences de la récente canicule. Afin d'atteindre le seuil requis des 58 signatures, les élus du groupe présidé par Cyrielle Chatelain ont reçu le soutien d'une vingtaine de députés insoumis, mais aussi d'un député apparenté au groupe Socialistes, Peio Dufau.

Selon les informations recueillies par LCP, la motion sera débattue lundi prochain, le 6 juillet, à partir de 14 heures dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Pour que le gouvernement soit censuré, la motion devrait être votée par au moins 289 députés. Ce qui inclut nécessairement les élus du Rassemblement national. Mercredi, son vice-président, Sébastien Chenu, semblait écarter à cette idée, refusant de "rendre service" aux écologistes, comme il l'a affirmé devant l'Association des journalistes parlementaires (AJP).

"Le gouvernement savait"

Dans leur motion, les signataires accusent le gouvernement d'inaction face au dérèglement climatique. Et même pire : "Au lieu de réduire nos vulnérabilités, il les a aggravées", écrivent-ils, reprochant à l'exécutif les projets "inutiles" comme l'autoroute A69, les coupes dans les budgets de MaPrimeRénov' et du fonds vert, les lois favorisant l'agriculture industrielle et le "gaspillage de l'eau", à l'image de la loi Duplomb, ou encore les attaques contre certains opérateurs de l'État, comme l'Office français de la biodiversité (OFB).

La gestion de la canicule en elle-même est aussi vertement critiquée par les députés. "Pas de conseil scientifique établi comme lors de la crise du Covid-19. Pas de mesures exceptionnelles mises en place. Pas d'adaptation du code du travail pour protéger les salariés. Pas de fonds d'urgence débloqués. Pas de plan d'investissement massif annoncé", listent-ils. "D'autres vagues de chaleur arrivent. Nous ne pouvons nous résoudre à compter nos morts."

Et de juger que le prochain gouvernement "devra absolument faire sien l’impératif d’investir sincèrement et massivement dans l’atténuation et l’adaptation au réchauffement climatique", en présentant dès maintenant un projet de loi de finances rectificatif, et en lançant de grands chantiers comme la rénovation thermique des bâtiments, la végétalisation et l'adaptation de la production agricole.