Sur LCP, Naïma Moutchou a confirmé la hausse attendue du prix des caburants dans les Outre-mer à compter du 1er avril. "Ce sera une augmentation un peu moins importante que ce qu'il y a en Hexagone", a fait savoir la ministre des Outre-mer, évoquant des prix inférieurs à deux euros.
Une hausse des prix significative, mais moindre que dans l'Hexagone. Dans les territoires ultramarins, les conséquences du conflit au Moyen-Orient sur les tarifs à la pompe vont se faire sentir avec un peu de retard, les prix étant administrés par l'Etat. La mise à jour est attendue dès ce mercredi 1er avril, et pourrait faire grincer des dents dans des territoires déjà particulièrement exposés à la vie chère.
Sur LCP, la ministre des Outre-mer à annoncé que la hausse serait plus contenue que dans l'Hexagone, où elle est de 30 % en un mois. Le litre de sans-plomb sera "un petit peu inférieur à deux euros", a précisé Naïma Moutchou. L'enveloppe de 70 millions d’euros débloquée par l'Etat pour les transporteurs, les pêcheurs et les agriculteurs aura vocation à s'appliquer dans les territoires ultramarins.
"Ensuite, nous suivrons la situation de près. Et nous nous adapterons", a poursuivi la ministre. "S'il y a nécessité d'avoir un plan plus local, aucune réponse n'est exclue", a-t-elle ajouté, sans davantage de précisions.
La ministre est également revenue sur le projet de révision constitutionnelle sur la Nouvelle-Calédonie, alors que la réforme est menacée d'impasse à l'Assemblée nationale. Une issue que déplore Naïma Moutchou. Si l'accord de Bougival n'est pas retranscrit, "nous prendrions les Calédoniens en otage, de questions qui seraient en fait purement parisiennes", a-t-elle déploré, mettant en garde contre les conséquences pour l'archipel de "l'immobilisme" sur le dossier. "Le compromis est possible."
La ministre des Outre-mer a dénoncé "l'obsruction" parlementaire qui menace l'examen du texte à l'Assemblée nationale, et qui est, selon elle, principalement le fait de la France insoumise et du député indépendantiste Emmanuel Tjibaou (Gauche démocrate et républicaine). "Plus de 3 000 amendements ont été déposés, dont une bonne partie sont des amendements de pure rédaction pour perdre du temps", a-t-elle fustigé.
Par ailleurs, Naïma Moutchou a mis en garde les élus contre la tentation d'adopter une motion de rejet préalable du texte d'entrée, qui mettrait fin aux débats de manière préventive. "Ce serait grave. [...] Cela voudrait dire que pour la première fois sur un texte calédonien, les responsables politiques nationaux ne se positionnent pas."