Censure: Laurent Panifous dénonce "une erreur impardonnable" si elle avait abouti

Actualité
Image
Laurent Panifous sur le plateau de Lundi C'est Politique, le 6 juillet 2026
Laurent Panifous sur le plateau de Lundi C'est Politique, le 6 juillet 2026 - LCP
par Soizic BONVARLET, le Lundi 6 juillet 2026 à 20:38, mis à jour le Lundi 6 juillet 2026 à 20:44

Invité de Lundi C'est Politique, le ministre délégué en charge des relations avec le Parlement, Laurent Panifous, a été très critique des députés, en particulier ceux appartenant aux rangs socialistes, ayant un peu plus tôt voté la motion de censure des Écologistes. Plus largement, il a appelé à la responsabilité des parlementaires pour faire aboutir avant la fin du quinquennat des textes jugés indispensables.

"Une erreur" qui aurait été "impardonnable" si elle avait abouti. C'est ainsi que le ministre délégué en charge des relations avec le Parlement, Laurent Panifous, a qualifié la motion de censure portée par le groupe Écologiste et social, et rejetée ce lundi. Il a particulièrement chargé les vingt députés socialistes qui, à rebours de la position de leur groupe, avaient choisi de voter en faveur de la motion visant à renverser le gouvernement, brandissant les textes en cours d'examen, notamment ceux sur la protection de l'enfance et sur l'aide à mourir, qui auraient fait les frais de cette adoption. 

Lutte contre les violences faites aux enfants : une réponse "intégrale"

Sur la protection de l'enfance justement, il a considéré que le texte qui sera examiné dans l'hémicycle à partir du 15 juillet constituait une partie de la réponse globale apportée à la lutte contre les violences que l'affaire Lyhanna a particulièrement mises en lumière. Il a indiqué que des réponses réglementaires co-construites avec les parlementaires feraient également partie du "paquet global", ainsi que, à la rentrée, "éventuellement, une proposition ou un projet de loi dite intégrale avec tout ce qu'il reste". 

Tweet URL

Si le ministre s'est prononcé pour "une réponse intégrale", il a par ailleurs dit la nécessité "qu'elle soit financée", et donc "forcément connectée au budget". Il a ainsi appelé les députés à faire face à leurs responsabilités, en votant à l'automne les lignes budgétaires corellées aux mesures de protection des enfants. 

Urgence agricole : une loi "durcie" par le Sénat

L'ancien président du groupe Liot à l'Assemblée nationale a par ailleurs évoqué le projet de loi d'urgence agricole adopté le 2 juillet au Sénat, et selon lui "considérablement durci" sur la question de la gestion de la ressource en eau. Il a également indiqué que le gouvernement ne souhaitait pas que la réintroduction de l'acétamipride figure dans le projet de loi, afin de "faire en sorte que le texte soit votable à l'Assemblée". 

Tweet URL

Sur le calendrier parlementaire, le ministre s'est montré optimiste quant au fait que les députés puissent venir à bout des textes inscrits à l'ordre du jour "le 22 ou le 23 [juillet]". En attendant le décret du président de la République qui l'officialisera, il a évoqué en vue de la rentrée prochaine un début de session extraordinaire "probablement à partir du 21 septembre".

"Olivier Faure ne peut pas représenter la social-démocratie"

Interrogé sur l'élection présidentielle à venir, le ministre délégué en charge des relations avec le Parlement a indiqué qu'il porterait son choix sur "un candidat qui incarne la social-démocratie", sauf en cas de risque de duel entre le Rassemblement national et le candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, au second tour. "Je soutiendrai le candidat qui évitera cela, qu'il soit du bloc central ou de la social-démocratie", a-t-il aussi déclaré.

Quant à son premier choix, celui d'un candidat social-démocrate, Laurent Panifous a cité pêle-mèle Bernard Cazeneuve, Raphaël Glucksmann ou encore François Hollande, écartant d'emblée le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure. "Le choix qu'il vient de faire avec les Écologistes pour voter cette motion de censure, le fait d'avoir construit la Nupes, le Nouveau front populaire, je ne pense pas que cela fasse de lui celui qui peut incarner la social-démocratie", a fait valoir le ministre.