Dans le cadre de l'examen à venir ce vendredi de la proposition de loi "visant à permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai", à laquelle ils s'opposent, les députés de La France insoumise proposent d'instaurer de nouveaux jours fériés. Les voici.
"Nous serons mobilisés pour nous opposer à cette loi inique." Le député Thomas Portes (La France insoumise) a donné le ton ce mardi matin lors du point presse hebdomadaire de son groupe politique. Le texte visé ? La proposition de loi "visant à permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai" qui sera examinée dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale vendredi 10 avril, dans le cadre d'une journée réservée aux textes du groupe Ensemble pour la République.
Quelque 114 amendements ont été déposés, la quasi totalité venant de la gauche. Outre ceux appelant à la suppression de l'article unique du texte et ceux souhaitant augmenter l'indemnité versée aux salariés travaillant le 1er-Mai, La France insoumise propose également l'instauration de nouveaux jours fériés :
"La France compte 11 jours fériés par an [...] et se situe ainsi en deçà de la moyenne des pays de l'Union européenne qui est de 12 jours fériés par an", justifie notamment La France insoumise dans l'exposé des motifs de plusieurs amendements déposés. "L'OCDE note qu'un travailleur français travaille 1 491 heures dans l'année en comprenant les jours fériés et congés payés, soit plus que les Allemands, les Norvégiens, les Danois, les Suédois, les Autrichiens, les Islandais, les Luxembourgeois et les Hollandais", peut-on également y lire.
Avec 33 amendements déposés, La France insoumise a bien l'intention d'afficher, ce vendredi, son opposition à la proposition de loi "visant à permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai". "Priver un seul salarié d'un jour férié, c'est priver ses proches d'un temps partagé avec lui et priver la société de son activité au service du bien commun", dénoncent Thomas Portes et Ersilia Soudais, à l'offensive contre ce texte qu'ils considèrent être une "nouvelle attaque pour remettre en cause" un "acquis social majeur".