Ces nouveaux jours fériés que LFI voudrait voir instaurés

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1er-Mai: ces nouveaux jours fériés que LFI voudrait voir instaurés
1er-Mai : ces nouveaux jours fériés que LFI voudrait voir instaurés.
par Anne-Charlotte Dusseaulx, le Mardi 7 avril 2026 à 19:22, mis à jour le Mardi 7 avril 2026 à 19:24

Dans le cadre de l'examen à venir ce vendredi de la proposition de loi "visant à permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai", à laquelle ils s'opposent, les députés de La France insoumise proposent d'instaurer de nouveaux jours fériés. Les voici.

"Nous serons mobilisés pour nous opposer à cette loi inique." Le député Thomas Portes (La France insoumise) a donné le ton ce mardi matin lors du point presse hebdomadaire de son groupe politique. Le texte visé ? La proposition de loi "visant à permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai" qui sera examinée dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale vendredi 10 avril, dans le cadre d'une journée réservée aux textes du groupe Ensemble pour la République.

Quelque 114 amendements ont été déposés, la quasi totalité venant de la gauche. Outre ceux appelant à la suppression de l'article unique du texte et ceux souhaitant augmenter l'indemnité versée aux salariés travaillant le 1er-Mai, La France insoumise propose également l'instauration de nouveaux jours fériés : 

  • le 16 janvier, en référence à la publication en 1982 de l'ordonnance généralisant la cinquième semaine de congés payés. "Cela fait donc 44 ans que les salariés de France n'ont pas bénéficié de davantage de congés payés", justifie le groupe présidé par Mathilde Panot ; 
  • le 4 février, en commémoration du vote en 1794, par la Convention nationale, de l'abolition de l'esclavage dans toutes les colonies françaises ; 
  • le 18 mars, "en l'honneur de la Commune de Paris et en hommage aux morts de la répression pendant la Semaine Sanglante", qui s'est déroulée du 21 au 28 mai 1871 ;
  • le 26 juin, en mémoire "de la sanglante répression qui s'est abattue" sur "les ouvriers mobilisés lors des journées de juin 1848", qui "symbolisent la rupture de l'oligarchie française avec le projet d'une République sociale et émancipatrice" 
  • le 30 juillet, afin de "célébrer les amitiés". "L'amitié est une notion politique au potentiel révolutionnaire", écrit La France insoumise, qui ajoute que "les relations amicales doivent être célébrées parce qu'elles favorisent l'épanouissement individuel et l'expression de la solidarité" ;
  • le 4 août, en référence au vote en 1789, par l'Assemblée nationale, de l'abolition des privilèges féodaux des nobles et des membres du clergé ; 
  • le 22 septembre, "en l'honneur de la proclamation de la Première République", avec l'objectif de "valoriser ce moment marquant de notre histoire commune, qui marqua le début de la fin de siècles d'oppression féodale". 

Une "nouvelle attaque contre un acquis social majeur"

"La France compte 11 jours fériés par an [...] et se situe ainsi en deçà de la moyenne des pays de l'Union européenne qui est de 12 jours fériés par an", justifie notamment La France insoumise dans l'exposé des motifs de plusieurs amendements déposés. "L'OCDE note qu'un travailleur français travaille 1 491 heures dans l'année en comprenant les jours fériés et congés payés, soit plus que les Allemands, les Norvégiens, les Danois, les Suédois, les Autrichiens, les Islandais, les Luxembourgeois et les Hollandais", peut-on également y lire. 

Avec 33 amendements déposés, La France insoumise a bien l'intention d'afficher, ce vendredi, son opposition à la proposition de loi "visant à permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai". "Priver un seul salarié d'un jour férié, c'est priver ses proches d'un temps partagé avec lui et priver la société de son activité au service du bien commun", dénoncent Thomas Portes et Ersilia Soudais, à l'offensive contre ce texte qu'ils considèrent être une "nouvelle attaque pour remettre en cause" un "acquis social majeur".