Le vote des militants socialistes en faveur d'une primaire réservée au seul espace socialiste enterre la perspective d'une primaire commune de la gauche non-LFI, comme initialement souhaité par les écologistes notamment. Marine Tondelier acte ce changement de cap et estime la primaire "enterrée".
Pour la patronne des Ecologistes, la primaire, c'est terminé. Les militants du PS ont choisi de désigner jeudi 9 juillet leur candidat à la présidentielle par "une primaire fermée" en octobre, écartant ainsi la perspective d'une primaire unitaire de la gauche non LFI, et désavouant au passage leur Premier secrétaire Olivier Faure.
Marine Tondelier a reconnu ce vendredi que "les adhérents du Parti socialiste ont décidé d'enterrer la primaire" unitaire de la gauche par leur choix. Dans un message interne aux écologistes, elle acte que "sans surprise, les adhérent.e.s du Parti socialiste ont hier soir décidé d’enterrer la primaire, comme la FI l’a fait il y a bien longtemps maintenant". Marine Tondelier propose de convoquer deux réunions successives du conseil fédéral de son mouvement pour discuter de la stratégie à adopter suite à ce vote et d'une éventuelle candidature autonome à la présidentielle.
La dirigeante a ensuite précisé qu'elle ne réagirait pas davantage au vote socialiste avant ces deux réunions "qui ne se tiendront pas avant le 13 juillet". Une partie des écologistes, comme la députée Sandrine Rousseau, la presse de se rapprocher de LFI et de Jean-Luc Mélenchon.
Les regards sont aussi tournés vers Raphaël Glucksmann qui, jusqu'à présent, refusait de participer à une primaire. Du côté du PS, pur l'instant, les seuls candidats déclarés à cette primaire des socialistes et apparentés sont le député de l'Eure Philippe Brun et le député de l'Essonne Jérôme Guedj. Le maire de Saint-Ouen Karim Bouamrane a également annoncé de son côté une candidature, mais hors primaire.
D'autres candidats peuvent désormais émerger, comme Boris Vallaud, patron des députés socialistes. La question se pose aussi pour des personnalités comme l'ancien chef de l'Etat, François Hollande, ou son ancien Premier ministre, Bernard Cazeneuve.