Manifestations syndicales ou réserve électorale? Le casse-tête du 1er-Mai 2027, veille de second tour présidentiel

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Manifestation à Paris, le 1er mai 2025.
Manifestation à Paris, le 1er mai 2025. (Edouard Monfrais-Albertini/Hans Lucas via AFP)
par Anne-Charlotte Dusseaulx, le Mercredi 1 juillet 2026 à 14:04

Les règles de silence politique qui s'appliquent la veille des élections "seront les mêmes que d'habitude" en 2027, pour la présidentielle, malgré les dates retenues par l'exécutif avec un second tour le 2 mai, au lendemain de la Fête du travail, a déclaré la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, ce mercredi 1er juillet.

Les dates de l'élection présidentielle ont été "entérinées" ce mercredi matin en Conseil des ministres a déclaré, à l'issue, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. À cette occasion, la ministre a également répondu aux interrogations quant à la tenue du second tour le dimanche 2 mai, soit au lendemain de la Fête du travail, une journée de mobilisation syndicale. Avec une question : les règles de silence politique qui s'appliquent la veille et le jour même de l'élection seront-elles de rigueur ?

La réponse est oui. "Les règles seront les mêmes qu'à l'habitude", a déclaré Maud Bregeon. Estimant "qu'on polémique sur beaucoup de choses", la porte-parole a appelé à faire "confiance à nos forces de l'ordre", à "la responsabilité aussi des forces politiques qui appliqueront cette règle, qui me semble évidente et importante, du silence républicain qui précède les jours électoraux" et "à l'intelligence des Français".

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La "colère" de Bruno Retailleau

Que stipulent ces règles ? Selon le Code électoral, à partir du vendredi soir précédant le scrutin, à minuit, il est interdit "distribuer des bulletins, circulaires et autres documents", de "diffuser [...] par voie électronique tout message ayant le caractère de propagande électorale", de "procéder" à des appels téléphoniques pour "inciter les électeurs à voter pour un candidat", ou encore de tenir une réunion électorale. 

Le candidat Les Républicains à l'élection présidentielle, Bruno Retailleau, s'est dit "en colère" mercredi au sujet de ces dates du scrutin, qui ne sont, selon lui, "pas neutres". "Qu'on ne me fasse pas croire que dans les cortèges, dans les prises de position, il n'y aura aucun écho politique", a-t-il considéré sur CNews. Et d'ajouter, évoquant d'éventuels débordements lors du 1er-Mai : "Il peut y avoir aussi une stratégie du chaos."

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"Si on avait fait le choix d'une option qui tombait majoritairement dans les vacances scolaires, je ne doute pas que certains d'entre nous auraient dit 'Oh là là, vous faites le choix d'une date qui est particulièrement percutée avec les vacances scolaires'", a justifié Maud Bregeon. D'après la ministre, ces dates ont été choisies "en agrégeant l'ensemble des contraintes" et à la suite de "consultations" menées avec l'ensemble des partis politiques.

Comme LCP l'expliquait il y a quelques semaines, un autre choix de dates était possible (avec un second tour le 25 avril), la Constitution prévoyant que "l'élection du nouveau Président a lieu vingt jours au moins et trente-cinq jours au plus avant l'expiration des pouvoirs du Président en exercice".