En difficulté en début de campagne selon les sondages, le maire écologiste sortant de Lyon s'est finalement imposé au second tour, à l'issue d'un match serré, face à Jean-Michel Aulas. Dénonçant des "irrégularités", l'ancien président de l'Olympique lyonnais a annoncé le dépôt d'un recours.
Il y a quelques semaines, l'horizon semblait dégagé à Lyon pour Jean-Michel Aulas, crédité d'une avance confortable dans les sondages et adoubé par le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez (Les Républicains). Mais ce dimanche, le candidat soutenu par la droite et le centre s'est incliné face au maire sortant, Grégory Doucet, revenu du diable Vauvert pour coiffer au poteau l'ex-président de l'Olympique lyonnais.
Selon les estimations de nos partenaires, Ipsos-Bva / CESI-Ecole d'ingénieurs, Grégory Doucet (Ecologistes-PS-PCF-LFI) a recueilli 51,5%, contre 48,5% Jean-Michel Aulas (DVC-LR-Renaissance-Horizons). Pour ce dernier, qui a eu 77 ans aujourd'hui, c'est un anniversaire au goût amer. Devancé dès le premier tour, Jean-Michel Aulas, candidat très médiatique mais novice en politique, avait dénoncé la fusion technique entreprise par Grégory Doucet dans l'entre-deux-tours avec la liste La France inoumise de la députée Anaïs Belouassa-Cherifi. Un "accord de la honte", qui avait justifié, selon lui, son refus de débattre avec son rival. Peu préparé aux joutes électorales, Jean-Michel Aulas avait été mis en difficulté dans cet exercice avant le premier tour.
Selon l'AFP, les résultats ont été accueillis avec allégresse dans le QG du maire sortant, certains militants n'hésitant pas à moquer l'ex-dirigeant de l'OL en chantant "Joyeux anniversaire Jean-Michel". S'appuyant sur le faible écart de voix et dénonçant des "irrégularités", Jean-Michel Aulas a annoncé son intention de déposer un recours.