"Ni cocktail, ni célébration": le ministre des Relations avec le Parlement annule finalement une réception controversée sur l’aide à mourir

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Laurent Panifous dans l'hémicycle, le 16 janvier 2026
Laurent Panifous dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, le 16 janvier 2026 - LCP
par Soizic BONVARLET, le Jeudi 9 juillet 2026 à 11:23, mis à jour le Jeudi 9 juillet 2026 à 11:41

Le ministre chargé des relations avec le Parlement, Laurent Panifous, a annoncé ce jeudi annuler la réception qui devait avoir lieu le 15 juillet prochain, à l'issue de l'adoption définitive de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir. Cet événement devait notamment réunir les anciens membres de la Convention citoyenne sur la fin de vie.

"Ni cocktail, ni célébration dans mon ministère le 15 juillet". Laurent Panifous l'a annoncé ce matin, suite à un début de polémique liée à la réception qui devait avoir lieu mercredi prochain à l’hôtel de Clermont à 20 heures, après le vote définitif de la proposition de loi sur l’aide à mourir.

Dans un message révélé par le JDD, le Conseil économique social et environnemental (Cese) proposait aux anciens membres de la Convention citoyenne sur la fin de vie de les héberger et de les transporter gratuitement pour participer à un "cocktail de célébration" et "permettre au plus grand nombre de participer à cet événement".

"Une attention particulière" au travail des membres de la Convention citoyenne

La Convention citoyenne avait rendu ses conclusions le 2 avril 2023, se prononçant en faveur du développement des soins palliatifs et de l'ouverture, sous conditions, du suicide assisté et de l'euthanasie. De son côté Laurent Panifous, ancien président du groupe Liot à l'Assemblée nationale, avait été en tant que député l'un des co-rapporteurs de la proposition de loi instaurant un droit à l'aide à mourir.

"Ministre des relations avec le Parlement et de la participation citoyenne j'ai forcément une attention particulière pour le travail des membres de la Convention citoyenne sur la fin de vie. Leur présence à l'Assemblée nationale était l'occasion d'échanger avec eux, quelle que soit leur opinion, à l'issue du processus législatif", a expliqué Laurent Panifous sur X la nuit dernière, récusant la tenue d'un événément qui se serait apparenté à "un cocktail" ou "une célébration", "contrairement à ce que laisse penser le mail d'invitation du CESE". 

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Dans un autre message publié quelques heures plus tard, le ministre a annoncé qu'"afin de lever toute ambiguïté sur la nature de cette rencontre", il avait décidé de la "reporter". 

Alors que pour la troisième fois, le Sénat a rejeté mardi, la proposition de loi relative à l'aide à mourir, les députés auront le dernier mot le 15 juillet en vue d’une adoption définitive. Le 8 juillet, dans les colonnes du Figaro, le président du Sénat, Gérard Larcher (Les Républicains), a annoncé saisir le Conseil constitutionnel. "Le gouvernement n’a pas pris en compte nos alertes, nos amendements. Il n’a pas proposé et défendu les 'garde-fous' et notamment sur un sujet majeur pour moi, qui était la clause de conscience des établissements", a-t-il aussi dénoncé.