Photo de Charles Alloncle dans Paris Match: Eric Ciotti dénonce une "barbouzerie"

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Éric Ciotti 12/07/2023 LCP
Eric Ciotti à l'Assemblée nationale (© LCP)
par Adèle Daumas, le Mercredi 27 mai 2026 à 11:00

Le patron de l'Union des droites pour la République (UDR) est revenu sur la photo publiée par Paris Match du député de son groupe, Charles Alloncle, avec une collaboratrice d'abord présentée comme sa "compagne". Il a dénoncé au micro de RTL "une barbouzerie" alors que l'ex-rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public a "attaqué les intérêts de grands groupes".

"On est dans une forme de police des mœurs pour savoir qui couche avec qui. C'est scandaleux, c'est odieux, c’est une barbouzerie", a dénoncé Eric Ciotti ce mercredi 27 mai sur RTL. Le député niçois était interrogé sur une photo de Charles Alloncle, publiée par Paris Match jeudi 21 mai, avec sa collaboratrice parlementaire Sheherazade Khandani. Après l'avoir d'abord présentée comme sa "compagne", l'hebdomadaire a ensuite retiré le terme au profit de celui "d'amie".

Yaël Braun-Pivet "plus zélée qu'au sujet des collaborateurs de Raphaël Arnault"

La présidente de l'Assemblée nationale avait annoncé le lendemain, vendredi 22 mai, saisir le déontologue du Palais-Bourbon. En effet, depuis l'affaire Fillon en 2017, la loi "interdit à un député ou sénateur d'employer en tant que collaborateur parlementaire son conjoint, son partenaire lié par un pacte civil de solidarité (Pacs) ou son concubin". Y contrevenir est passible de trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende.

Une saisine qui n'est pas au goût du président du groupe Union des droites pour la République (UDR) à l'Assemblée. "J'ai trouvé Madame Yaël Braun-Pivet beaucoup plus zélée qu'au sujet des collaborateurs de Monsieur Raphaël Arnault, qui sont aujourd'hui en prison. J'aurais aimé qu'elle ait le même zèle", a-t-il déclaré, en faisant référence à la mise en examen de deux collaborateurs du député LFI dans l'enquête sur la mort du militant d'extrême droite Quentin Deranque, à Lyon, en février dernier.

"Qui a payé" pour ces photos ?

"Vous savez, Charles Alloncle m'a raconté qu'il était suivi depuis un mois, sans doute par des officines. Qui a payé ? Je pose la question. Qui a payé ceux qui ont suivi Monsieur Charles Alloncle, et qui avait intérêt ?", a poursuivi Eric Ciotti. Pour l'élu des Alpes-Maritimes, le député de son groupe est visé à la suite de son travail de rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. 

"Il a attaqué de grands groupes, il a attaqué des intérêts qui portent des centaines de millions d'euros de résultat, de bénéfice, donc il y a des questions à se poser. Cette affaire a été téléguidée du début à la fin, c'est une barbouzerie et je la dénonce !", s'est emporté Eric Ciotti, sans toutefois apporter de preuves à ses allégations. 

Quant à une possible non-conformité de Charles Alloncle avec la loi, l'élu a balayé l'hypothèse : "La règle n'est pas d'interdire une relation privée", a-t-il estimé, rappelant que la loi s'applique dans "trois conditions, le Pacs, le concubinage et le mariage. Charles Alloncle n’est pas dans cette situation".