Marine Le Pen a été condamnée, ce mardi 7 juillet, par la cour d’appel de Paris dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national. Condamnée à une peine d'inéligibilité qu'elle a déjà purgée, ce qui lui laisse la possibilité d'être candidate à la prochaine présidentielle, elle est aussi condamnée à un an de prison ferme aménageable sous bracelet électronique.
Les réactions se multiplient ce mardi, après la condamnation en appel de Marine Le Pen. La présidente des députés Rassemblement national, jugée coupable de détournement de fonds publics, est condamnée à 15 mois ferme d'inéligibilité - qui ont déjà été purgés - et à un an de prison ferme, aménageable sous bracelet électronique.
La présidente des députés Rassemblement national peut donc en théorie se présenter à l'élection présidentielle de 2027, même si elle avait affirmé avant la décision de la cour d'appel qu'elle considérait qu'il n'était pas possible de faire campagne en étant contrainte par le port d'un bracelet électronique.
"Comment peut-on imaginer une candidate à l'élection présidentielle qui fait campagne avec un bracelet électronique ?", a réagi ce mardi le député François Ruffin (Écologiste et social), lui-même candidat à l'Élysée devant les médias à l'Assemblée nationale. Et d'ajouter : "C'est la décence et le sens commun qui devraient, de soi, faire qu'elle soit empêchée" de se présenter. "La décence, la moralité et la vertu en politique commanderaient que Marine Le Pen n'y aille pas du fait de sa condamnation", a lui aussi estimé le député Ugo Bernalicis (La France insoumise), sur le plateau de LCP.
"Il faudrait que les électeurs aient la pleine conscience que c'est une délinquante qui se présenterait, elle est coupable de détournement de fonds publics", a quant à lui déclaré le président des députés du Parti socialiste, Boris Vallaud.
"Elle est une délinquante", a également considéré le député Benjamin Lucas-Lundy (Écologiste et Social), au micro de LCP. "Elle a été reconnue par la justice comme une voleuse [...] Je pense qu'elle ne devrait même plus siéger comme députée ici à l'Assemblée nationale", a-t-il encore estimé.
Ces gens passent leur temps à dire 'tolérance zéro' et en réalité c'est le parti du 'tous pourris'. Benjamin Lucas-Lundy
"Ce qui sépare Marine Le Pen d'une candidature à l'élection présidentielle, ce n'est pas simplement un bracelet électronique, c'est son sens moral et l'intégrité dont elle fait preuve vis-à-vis de sa condamnation qui est extrêmement grave", a jugé le député Marc Ferracci (Ensemble pour la République), toujours sur le plateau de LCP. "Notre adversaire politique, c'est le Rassemblement national, et on va porter ce combat-là quel que soit le candidat et la décision de Marine Le Pen", a pour sa part souligné le Loïc Kervran (Horizons) qui fait partie des soutiens d'Édouard Philippe.