Présidentielle 2027: qui sera sur la ligne de départ de la primaire sociale-démocrate en octobre?

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Jérôme Guedj, Raphaël Glucksmann, Ségolène Royal et Philippe Brun
Jérôme Guedj, Raphaël Glucksmann, Ségolène Royal et Philippe Brun
par Anne-Charlotte Dusseaulx, le Lundi 24 août 2026 à 11:10, mis à jour le Vendredi 4 septembre 2026 à 10:05

La primaire organisée par le camp social-démocrate, à savoir le Parti socialiste et Place publique notamment, se tiendra à la mi-octobre. Raphaël Glucksmann a dit qu'il en serait. Mais quels seront les autres candidats sur la ligne de départ ?

Raphaël Glucksmann vient d'officialiser sa candidature à l'élection présidentielle, en passant par la primaire organisée par son parti, Place publique, et par le Parti socialiste. "J'ai toujours dit que je voulais mener cette bataille avec mes amis socialistes", a déclaré l'eurodéputé dimanche soir sur TF1. Si tous les détails de ce scrutin qui se déroulera à la mi-octobre ne sont pas encore connus, notamment son prix (qui devrait être de 15 euros pour les sympathisants non membre de l'un des partis organisateurs), plusieurs candidats ont déjà annoncé leur participation – il faudra toutefois qu'ils remplissent les conditions de parrainage requises,

Qui sont-ils ? LCP fait le point, alors que les modalités de ce processus de désignation ont été validées par les instances des deux partis mardi 25 août. La date limite de candidature est, elle, être fixée au 15 septembre.

-> Lire aussi - Présidentielle: dates, candidats, prix… Tout ce qu'il faut savoir sur la primaire sociale-démocrate

Le député européen Raphaël Glucksmann

Commençons par l'eurodéputé de Place publique. Après s'être laissé trois mois de réflexion, et un premier meeting en juin, Raphaël Glucksmann a donc confirmé sa candidature à la présidentielle et à la primaire le dimanche 23 août sur TF1. Dans la foulée, sa compagne la journaliste Léa Salamé a annoncé sur Instagram son départ du 20 Heures de France 2 ; et côté politique, le sénateur écologiste Yannick Jadot a affiché son ralliement

Dans une lettre aux Français dévoilée ce lundi 24 août par Ouest-France, le candidat de 46 ans justifie sa candidature : "Je ne veux pas que nos enfants grandissent dans une France qui aurait renoncé à sa grandeur. Je ne veux pas leur transmettre notre impuissance et nos dépendances, nos renoncements et nos lâchetés."

Le député Philippe Brun

Le député de l'Eure l'avait annoncé fin juin : "Je serai candidat à la primaire interne (...) pour porter une ligne populaire", avait plaidé Philippe Brun, âgé de 34 ans, en se vantant d'être "le seul à parler de salaire". "Ma candidature, c'est une candidature d'idées. On est une nouvelle génération d'élus socialistes et on en a marre que le Parti socialiste soit à côté de ses pompes. On a envie de retrouver les ouvriers et les employés. On a envie de parler des problèmes du quotidien et notamment du pouvoir d'achat", avait-il encore justifié.

La semaine dernière, Philippe Brun a dévoilé son programme économique, disant militer pour "une révolution productive". Sur les retraites, il défend un système mixte avec une large part de capitalisation. "Le débat peut commencer entre plusieurs lignes politiques, la mienne est celle d'une gauche populaire qui parle d'abord de pouvoir d'achat, de salaire, d'augmentation de la rémunération du travail", a-t-il déclaré ce lundi sur RMC.

Le député Jérôme Guedj

"Il y a un espace pour une tonitruance socialiste", avait justifié Jérôme Guedj, en déclarant sa candidature en février dernier sur France Inter. Le député de l'Essonne, 54 ans, affirmait alors vouloir porter la question "des valeurs", car "on ne transige pas avec la République, on ne transige pas avec la laïcité, avec l'universalisme, on est intransigeant sur les questions de lutte contre le racisme, de lutte contre l'antisémitisme".

Celui qui vient de publier La République, c’est nous ! (L’Observatoire), ouvrage dans lequel il revient notamment sur sa rupture avec Jean-Luc Mélenchon et n'épargne pas non plus son propre camp, sera sur la ligne de départ de la primaire. "Oui, j'ai toujours dit que dès l'instant où il y aurait un processus de départage sincère, j'y prendrais toute ma place", a-t-il expliqué dans un entretien à La Tribune dimanche

L'ancienne candidate à la présidentielle Ségolène Royal

C'est sur X le 10 juillet qu'elle a annoncé sa candidature à la primaire. "Je prends cette initiative avec humilité, sans égo, et sans posture de supériorité comme on en voit trop", écrivait-elle alors, avec l'objectif de "servir, en étant à l'écoute, avec discernement, expérimentée et respectueuse des différences de points de vue". Ségolène Royal qui avait perdu au second tour de la présidentielle de 2007 face à Nicolas Sarkozy évoquait ses priorités, parmi lesquelles "un ordre juste", l'urgence climatique et énergétique, et expliquait vouloir "retrouver une France tranquille et confiante en son destin".

Après la candidature de Raphaël Glucksmann, sur TF1, elle a appelé les médias à respecter "l'égalité des temps de parole pour les candidats à cette primaire". "N'oublions pas le précédent Balladur, chouchou des médias et élu par les médias avant l'heure...", a tenu à rappeler Ségolène Royal sur X. 

Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure

Le premier secrétaire du Parti socialiste a officialisé sa candidature, dimanche 31 août sur TF1. Après le vote des militants PS en juillet pour une primaire fermée, Olivier Faure - qui souhaitait un autre scénario avec une désignation plus ouverte - avait indiqué qu'il déciderait "le moment venu" s'il se présente ou non à ce scrutin. C'est fait. "Je suis candidat à la présidence de la République (...) parce que je veux porter une France plus juste", a déclaré le député de Seine-et-Marne de 58 ans, promettant de "tout reconstruire" et "tout réparer", après dix années d'un "immense gâchis".

 S'il a un temps envisagé de candidater, le patron des députés PS, Boris Vallaud, a annoncé jeudi 26 août y renoncer et soutenir Raphaël Glucksmann.

Emmanuel Maurel, pour la Gauche républicaine et socialiste

Le parti du député Emmanuel Maurel, ex-chef de file de l'aile gauche socialiste siégeant actuellement au sein du groupe communiste à l'Assemblée nationale, avait annoncé mercredi 26 août que son mouvement, la Gauche républicaine et socialiste (GRS), participerait à la primaire organisée par le PS et Place publique. C'est l'élu du Val d'Oise qui sera sur la ligne de départ. 

"Je serai candidat pour porter une voix singulière, à la fois pour la France, pour la gauche et puis pour l'Europe", a-t-il déclaré le 4 septembre sur franceinfo, affirmant avoir pour priorités d'"enrayer le déclin français" et de "défendre les travailleurs".

Fabien Verdier, l'ancien maire de Châteaudun

Le 3 septembre, l'ancien maire de Châteaudun (Eure-et-Loir) et ex-socialiste Fabien Verdier a annoncé à l'AFP être candidat afin de porter la voix de la France "des terroirs" et des "sous-préfectures", et défendre la "justice territoriale".

Fondateur du "Mouvement pour le développement des villes sous-préfectures" en 2022, il estime que le premier thème de la campagne présidentielle devrait être "la justice territoriale", rappelant que "la ruralité, les centre-bourgs, les petites villes, les villes sous-préfectures ont beaucoup perdu en trente ans", 

Le banquier d'affaires Matthieu Pigasse ?

Le banquier d'affaires Matthieu Pigasse a appelé sur X à faire de cette primaire "une main tendue" aux Écologistes et anciens insoumis, comme initialement souhaité par Olivier Faure. Il n'exclut pas, selon son entourage, de participer à la primaire.

"Et si la primaire du Parti socialiste était l'occasion de porter un véritable discours de rupture ?", a-t-il interrogé, appelant à ce qu'elle ne soit pas "une fin en soi", "parce que notre responsabilité ne sera pas de compter nos différences, mais de construire les conditions de la victoire".

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Quid de Hollande, Cazeneuve, Bouamarane... ?

Que ce soit l'ancien président François Hollande, son ancien ministre Bernard Cazeneuve et le maire de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), tous ont fait part de leur intérêt pour l'élection présidentielle de 2027 (on vous en a parlé ici, ou ). Avec un point commun : leur refus de participer à une primaire.