Budget : "Nous ne censurerons pas le gouvernement", déclare le premier secrétaire du PS, Olivier Faure

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Olivier Faure LCP 03/06/2025
Le député socialiste Olivier Faure à l'Assemblée nationale, le 3 juin 2025 (© LCP)
par Anne-Charlotte Dusseaulx, le Mardi 20 janvier 2026 à 10:50

Après l'annonce faite lundi 19 janvier par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, du recours à l'article 49.3 sur le budget, le patron du Parti socialiste, Olivier Faure, a annoncé que les députés de sa formation politique censureront pas le gouvernement. Une position qui doit être entérinée ce mardi matin lors de la réunion du groupe Socialistes de l'Assemblée nationale. 

La décision sera formellement prise en réunion de groupe, ce mardi 20 janvier au matin, mais il n'y a plus de suspense. Les socialistes n'apporteront pas leurs voix aux motions de censure à venir contre le gouvernement de Sébastien Lecornu, qui va finalement avoir recours à l'article 49.3. La raison ? Les ultimes négociations et les annonces faites ces derniers jours par le Premier ministre. "On n'a pas encore vu la copie finale, mais de ce que je comprends, (...) effectivement ces conditions seront remplies", a déclaré le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, sur France Inter ce mardi matin.

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"Donc nous ne censurerons pas le gouvernement", a ajouté le député, affirmant que "c'est la position qu'[il] plaidera" face à ses collègues en réunion de groupe.

-> Lire aussi - "Avec regret", Sébastien Lecornu utilise le 49.3 sur le budget... Quelles réactions à l'Assemblée ?

"La recherche du compromis n'est pas nécessairement la part maudite de la politique", dit Boris Vallaud

Face aux critiques, notamment de ses partenaires de gauche, les insoumis en tête, Olivier Faure répond : "Il y a un parti qui s'est montré utile dans la période, c'est le Parti socialiste qui a accepté, sur la loi de financement de la Sécurité sociale et sur le budget de l’État, de faire avancer un certain nombre d'idées qui protègent et qui changent la vie des Français."

La veille au soir, le président du groupe Socialistes, Boris Vallaud, avait dit regretter, sur BFMTV, que certaines forces politiques, comme le Rassemblement national et La France insoumise aient "abdiqué" dès le départ leur "rôle" en refusant de discuter.

"Si d'autres que nous-mêmes avaient accepté le principe du débat parlementaire, de la recherche du compromis, qui n'est pas nécessairement la part maudite de la politique, peut-être qu'il y aurait eu suffisamment d’abstention (...) pour que nous soyons dispensés du 49.3", a aussi estimé le député, alors que les communistes et les écologistes n'ont pas pris part aux derniers rounds de discussions avec le gouvernement.

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