Lors de l'examen en deuxième lecture de la proposition de loi sur "l'aide à mourir", la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale a approuvé l'article 2 du texte, qui prévoit l'instauration d'un "droit à l'aide à mourir". Les amendements visant à inscrire les termes "euthanasie" ou "suicide assisté" ont été rejetés.
L'examen, en deuxième lecture, de la proposition de loi sur le "droit à l'aide à mourir" a débuté, ce mercredi 4 février, en commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale. Dans la matinée, les députés ont approuvé l'article 2 relatif à la dénomination du texte. Sans surprise, comme cela avait été le cas lors des débats précédents, les échanges ont essentiellement porté sur la sémantique. Plusieurs amendements, notamment issus de la Droite républicaine et du Rassemblement national, souhaitaient voir inscrits les termes "euthanasie", "suicide assisté", voire "aide active" à mourir. Ils ont toutefois été rejetés par la commission.
Le rapporteur général Olivier Falorni (Les Démocrates) a émis un avis défavorable pour ces amendements. Selon lui, le terme en vigueur, à savoir "droit à l'aide à mourir" est "extrêmement clair" et "ne laisse aucune ambiguïté". Le député a expliqué que le terme "euthanasie" avait "été été souillé par l'Histoire par l'usage qu'en a fait le régime nazi" ; et que la formulation "suicide assisté" créait une "confusion" avec "le combat à mener en faveur de la prévention du suicide" (voir la vidéo en tête d'article).
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"Ce texte demeure fondamentalement un texte sur le suicide quelle que soit sa forme, assistée ou déléguée à une personne", a pour sa part déploré le député Christophe Bentz (Rassemblement national), auteur d'amendements visant à supprimer ou à modifier l'article 2. "Il vient percuter l'édifice qui a structuré notre civilisation depuis des siècles, à savoir les respect de la vie jusqu'à la mort naturelle", a-t-il ajouté.