Flottille pour Gaza: le gouvernement envisage de saisir la justice après "les actes odieux" envers des militants français en Israël

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par Maxence Kagni, le Mardi 26 mai 2026 à 17:57, mis à jour le Mardi 26 mai 2026 à 18:03

"On ne peut pas s'en prendre à des citoyens français en toute impunité", a déclaré Sébastien Lecornu, ce mardi 27 mai, lors des questions au gouvernement. Interrogé à l'Assemblée nationale, le Premier ministre a dénoncé "les actes absolument odieux" subis par les membres de la flottille pour Gaza, qui ont été brièvement détenus par les forces israéliennes.

Le gouvernement envisage de saisir la justice française au sujet des "actes absolument odieux, choquants" subis par les membres de la "flottille pour Gaza", qui ont été interceptés en mer, détenus, puis expulsés par Israël, la semaine dernière. 

Les quelque 430 militants, dont 37 ressortissants français, affirment avoir été violentés par les forces israéliennes pendant leur détention, dénonçant des "violences", des "attouchements" ou encore des "humiliations". Des propos qui s'ajoutent à la diffusion par le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, d'une vidéo de militants de la flottille pour Gaza agenouillés et mains liées après leur interception en mer.

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"On a tous vu les images, et plus que les images, les actes absolument odieux (...), nous les condamnons sans réserve, car ils sont choquants humainement, ils sont choquants au regard du droit international", a réagi ce mardi le Premier ministre, Sébastien Lecornu, dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.

De nouvelles sanctions à venir ?

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, va donc "recevoir les différents avocats concernés, et puisqu'il s'agit de ressortissants français, nous n'excluons pas une saisine de notre propre justice sur l'ensemble des agissements tels qu'on a pu les constater sur cette vidéo", a indiqué le chef du gouvernement. "On ne peut pas s'en prendre à des citoyens français en toute impunité", a encore déclaré Sébastien Lecornu.

Jean-Noël Barrot avait annoncé samedi que la France avait interdit l'accès à son territoire à Itamar Ben Gvir. Et cet après-midi, Sébastien Lecornu a jugé " indispensable d'aller plus loin dans les mesures de sanctions dans le cadre de l'Union européenne".

Le Premier ministre s'exprimait lors de la séance des questions au gouvernement, après l'interpellation de la présidente du groupe Ecologiste et Social, Cyrielle Chatelain. "Quand des militaires agressent sexuellement et violent des humanitaires, ce n'est pas un dérapage, c'est une permission, quand des crimes de guerre sont perpétrés quotidiennement dans des geôles israéliennes, ce ne sont pas des actes isolés", a dénoncé la députée écologiste.