Interdiction du mariage avec un étranger en situation irrégulière: Éric Ciotti revient à la charge sur le sujet à l'Assemblée

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Éric Ciotti 12/07/2023 LCP
Eric Ciotti à l'Assemblée nationale (© LCP)
par Raphaël Marchal, le Mercredi 13 mai 2026 à 11:35, mis à jour le Mercredi 13 mai 2026 à 12:16

Le groupe de l'Union des droites pour la République défendra une proposition de loi pour interdire les mariages pour les étrangers en situation irrégulière, lors de sa "niche parlementaire" du 25 juin à l'Assemblée nationale. Lors de cette journée qui leur sera réservée dans l'hémicycle, les députés UDR inscriront ce texte en première position, a annoncé Eric Ciotti sur X.

Un an après un premier échec, le groupe Union des droites pour la République va retenter sa chance. Les députés menés par Eric Ciotti défendront à nouveau l'interdiction des mariages pour les étrangers en situation irrégulière, lors de leur journée d'initiative parlementaire du 25 juin. Cette proposition de loi sera même la première examinée dans l'hémicycle lors de cette journée, a annoncé le maire UDR de Nice sur X.

En juin dernier, le groupe Union des droites pour la République avait déjà porté un texte similaire lors de sa "niche parlementaire", sans succès, mais non sans tensions. Sur le réseau social, Eric Ciotti appelle le gouvernement à soutenir le texte, et demande aux élus du groupe Droite républicaine de le voter. L'année dernière, le président du groupe UDR avait reproché aux députés de Laurent Wauquiez d'avoir déserté les bancs du Palais-Bourbon, entraînant des échanges vifs entre les deux hommes.

L'annonce d'Eric Ciotti intervient alors que la mairie de Chessy (Seine-et-Marne) est menacée d'avoir à régler 15 500 euros d'amende, après que l'ex-maire a refusé pendant plusieurs mois de marier une Finlandaise et un Algérien sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF), selon Le Figaro. En janvier, le tribunal de Meaux avait condamné Olivier Bourjot à 500 euros d'astreinte par jour tant qu'il persistait dans son refus, puis à 3 000 euros par jour une fois la date du mariage fixée. Le maire divers droite, qui avait mis sa démission dans la balance, avait appelé l'Etat à prendre "ses responsabilités" en faisant évoluer la loi, une demande également soutenue par l'Association des maires de France.

En juillet 2023, Robert Ménard, le maire de Béziers, avait lui aussi refusé de procéder à l'union d'une Française et d'un Algérien en situation irrégulière. L'édile a été convoqué par le tribunal judiciaire de Montpellier en septembre. Il encourt jusqu'à 5 ans de prison, 75 000 euros d'amende et une peine d'inéligibilité.