Marine Le Pen candidate à l’élection présidentielle: pourquoi elle pense pouvoir faire campagne sans bracelet électronique

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Marine Le Pen, le 8 octobre 2025.
Marine Le Pen, le 8 octobre 2025.
par Soizic BONVARLET, le Mardi 7 juillet 2026 à 21:27, mis à jour le Mardi 7 juillet 2026 à 21:33

Après la décision rendue par la cour d'appel de Paris, ce mardi 7 juillet, Marine Le Pen a annoncé sa décision d'être candidate à l'élection présidentielle. Condamnée pour détournement de fonds publics, mais pas inéligible, la cheffe de file du Rassemblement national a ajouté se pourvoir en cassation, ce qui suspendrait sa peine et lui permettrait de faire campagne sans bracelet électronique. 

"Il n'y a plus de scénario où je ne pourrai pas me présenter en 2027". C'est ce qu'a affirmé Marine Le Pen ce mardi soir, quelques heures après l'annonce du délibéré de la cour d'appel de Paris la concernant. Bien que reconnue coupable, elle a condidéré que la justice avait "rendu aux Français leur liberté de voter", lui permettant ainsi d'être candidate à l'élection présidentielle. 

En début d'après-midi, Marine Le Pen a été condamnée à trois ans de prison, dont deux avec sursis, et une année de prison ferme qui pourra être exécutée sous bracelet électronique. La cour a également prononcé une peine de 45 mois d’inéligibilité, dont 30 avec sursis. Les juges ont indiqué avoir tenu compte de "la liberté des candidatures" et du "libre choix des électeurs",  précisant que l’exécution de la peine d’inéligibilité depuis le 31 mars 2025 avait "d’ores et déjà réparé l’atteinte à la probité". L'inéligibilité de la double finaliste de l'élection présidentielle n'est donc plus un sujet. 

Un pourvoi qui suspend la peine

Par ailleurs, n'ayant de cesse de clamer son innocence dans les faits qui lui sont reprochés, Marine Le Pen a indiqué qu'elle se pouvoirait en cassation. Soulignant que ce pourvoi "suspend les peines qui ont été prononcées", elle a écarté l'hypothèse d'une campagne sous bracelet électronique. Avant la décision de la cour d'appel, elle avait elle-même exclu de mener campagne dans ces conditions. Désormais, la cheffe de file du Rassemblement national mise donc sur la suspension le temps du pourvoi, comptant au final obtenir gain de cause devant la cour de cassation. Ou espérant peut-être une décision qui ne serait pas rendue avant l'élection présidentielle. 

Il y a cependant bien un scénario que Marine Le Pen, avocate de profession, n'a pas évoqué, celui d'un rejet du pourvoi. Ce serait alors au juge d’application des peines de statuer sur une demande de suspension de la peine à laquelle Marine Le Pen aspire. Le code de procédure pénale le permet dans le cadre d'une peine égale ou inférieure à deux ans pour "motif d’ordre médical, familial, professionnel ou social". Reste à savoir ce que le juge déciderait dans cette situation et, auparavant, la date à laquelle la cour de cassation rendra sa décision.