Découvrez les premières estimations du premier tour des élections municipales, réalisées par l'institut IPSOS Bva et CESI-école d'ingénieurs, dans plusieurs villes de France.
Ça y est, les bureaux de vote ont fermé. Dans l'attente des résultats définitifs du premier tour des élections municipales, LCP publie les estimations de vote, réalisées par l'institut IPSOS Bva et CESI-école d'ingénieurs, dans plusieurs villes de France.
Dans la capitale, le socialiste Emmanuel Grégoire arrive en tête du premier tour, selon nos estimations, avec plus de 36% des voix. Il devance ainsi largement la candidate des Républicains, l'ancienne ministre de la Culture, Rachida Dati, qui est autour de 25%. En troisième position, on retrouve l'insoumise Sophia Chikirou qui dépasse les 13%. La question de son maintien se posera. Suivent, pour l'heure : Pierre-Yves Bournazel (11,8%) et Sarah Knafo (9,9%), qui pourrait ne pas être en mesure de se qualifier pour le second tour.
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Premier tour très serré dans le deuxième ville de France. Le maire sortant, Benoît Payan (DVG-PS-PCF-Ecologistes) et Franck Allisio (RN) sont tous les deux crédités de 25,4%, selon nos premières estimations. Score identique également, à ce stade, pour Martine Vassal (DVD-LR-Renaissance-Horizons-MoDem) et Sébastien Delogu (LFI) qui obtiennent 12,3% des suffrages.
A Lyon, c'est finalement le maire sortant, l'écologiste Grégory Doucet, qui prend la tête du premier tour avec plus de 37% des voix. Il devance ainsi Jean-Michel Aulas, le candidat de la droite et du centre (35,4%). Loin derrière de deux favoris, on retrouve la candidate de La France insoumise Anaïs Belouassa-Cherifi (10,9%), qui pourrait venir renforcer le sortant au second tour.
Second tour incertain en vue. Le maire sortant, Pierre Hurmic (Ecologistes-PS-PCF), arrive légèrement en tête du premier tour avec 27,7%, devant le député du parti présidentiel Thomas Cazenave (Renaissance-MoDem-Horizons-LR), crédité de 25%. L'économiste Philippe Dessertine (DVC) obtient la troisième place avec 19%, tandis que Nordine Raymond (LFI) ne serait pas en situation de se maintenir avec 9,6%.
La partie s'annonce serrée à Strasbourg pour la maire sortante Jeanne Barseghian. En effet, l'écologiste ne termine qu'en troisième position au premier tour, avec plus de 18% des voix. Elle est devancée par la candidate socialiste Catherine Trautmann qui est en tête avec plus de 25% des suffrages, et espère reprendre une ville qu'elle a dirigée pendant plusieurs années. Le candidat des Républicains, Jean-Philippe Vetter, prend la deuxième place (23%). Reste à voir ce que fera le candidat LFI, Florian Kobryn, quatrième avec près de 12%.
Guerre des gauches en vue à Lille. Le maire sortant Arnaud Deslandes (PS-PCF), qui avait succédé à Martine Aubry à la tête de la ville en mars 2025, prend la première place (26,4%), mais avec une très courte avance sur la candidate insoumise Lahouaria Addouche (24,1%). En vue du second tour, les regards se tourneront donc vers l'écologiste Stéphane Baly, troisième de ce premier tour et qui a obtenu plus de 16% des voix.
De son côté, la députée Violette Spillebout (Ensemble pour la République) ne termine que quatrième, mais peut se maintenir.
A Nice, c'est Eric Ciotti (UDR-RN) qui termine en tête du premier tour, avec plus de 41% des voix, soit dix points d'avance sur son rival, le maire sortant Christian Estrosi (Hor-LR). Le second tour dépendra des prises de position des suivants, à savoir en troisième position la candidate Juliette Chesnel-Le Roux (ECO-PS-PCF). En quatrième place, on retrouve l'insoumise Mireille Damiano qui frôle les 10%.
CIOTTI Eric (UDR-RN) 43.5
ESTROSI Christian (Hor-LR) 30.7
CHESNEL-LE ROUX Juliette (ECO-PS-PCF) 12,1
DAMIANO Mireille (LFI) 9,1
FORJONNEL Céline (DIV) 2,1
VELLA Cedric (Reconquête) 1.8
JAQUET Estelle (LO) 0,7
A Toulon, la députée du Rassemblement national Laure Lavalette termine en tête du premier tour, en obtenant 42% des voix, selon nos premières estimations. Mais rien n'est gagné pour la suite. En effet, suivent la candidate divers droite et maire sortante Josée Massi (28,1%) et celui de LR-Horizons Michel Bonnus (16,5%), qui pourraient décider de s'allier. Les candidats de gauche ne pourront, eux, pas se maintenir pour le second tour du scrutin.
A Rennes, la maire sortante Nathalie Appéré (PS-PCF-Eco) prend la première place avec plus de 34% des suffrages et figure en bonne place pour conserver son fauteuil. Elle devance largement le candidat du bloc central Charles Compagnon (22%) ; quand le représentant des Républicains Thomas Rousseau termine quatrième (6,5%). C'est la candidate de La France insoumise, la députée Marie Mesmeur, qui est troisième avec plus de 19% des voix.
A Besançon, le rassemblement de la gauche face à la droite et l'extrême droite va être mis au défi. Maire sortante, l'écologiste Anne Vignot arrive en seconde position avec plus de 33% des voix et devra compter sur le soutien de la liste LFI, arrivée troisième avec 11% des voix pour l'emporter. En tête du scrutin, Ludovic Fagaut, qui mène une liste LR-MoDem, a rassemblé selon les estimations d'IPSOS Bva plus de 39% des voix.
Dans cette ville, l’édile écologiste avait succédé en 2020 au socialiste, devenu macroniste, Jean-Louis Fousseret après 19 ans de règne.
A Calais, Natacha Bouchart résiste au RN et assure sa réélection dès le premier tour, avec 59,5% des voix, selon nos premières estimations. L’élue divers droite valide ainsi son quatrième mandat à la tête de la ville, devant un candidat du Rassemblement national en progression, à 27,5%.
Grand favori à sa réélection à Perpignan, Louis Aliot arrive largement en tête selon nos premières estimations. Il serait autour des 51% et pourrait donc être élu dès le premier tour. Il devance la liste du Parti socialiste et de Place publique, menée par Agnès Langevine, et celle d'une union de la droite.
Condamné en mars 2025 à trois ans d’inéligibilité dans l’affaire des assistants parlementaires au Parlement européen, il pourrait toutefois en appel perdre son fauteuil de maire. Il a pu se présenter, échappant à l’exécution provisoire de sa peine.
A Bastia, Gilles Simeoni (Femu a Corsica-Core in Fronte), qui dirigeait la ville de 2014 à 2016, pourrait retrouver son fauteuil de maire : il termine en tête du premier tour, avec 35,1% des voix, selon les estimations d'IPSOS Bva. L'actuel président du conseil exécutif de Corse devance le candidat divers gauche Julien Morganti (25,4%) et celui du Rassemblement national, Nicolas Battini (16,9%).
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