Alors que les candidats au second tour des élections municipales avaient jusqu'à mardi, 18h, pour déposer leurs listes respectives, le jeu des fusions et des retraits a logiquement réduit le nombre de candidats. Au soir du premier tour, jusqu'à six listes, voire sept, étaient en mesure de se maintenir dans certaines communes. Qu'en est-il finalement ?
Une sexangulaire qui n'aura finalement pas lieu. Si le scénario d'un second tour à six listes était envisageable à Mulhouse au soir du premier tour, l'alliance nouée entre Frédéric Marquet (Divers centre) et Lara Million (Divers droite-Renaissance) dessine finalement une quinquangulaire dans la deuxième ville d'Alsace. Seront ainsi présents au second tour des élections municipales, Frédéric Marquet, Loïc Minery (Union de la gauche hors LFI), Anouar Sassi (Divers), Christelle Ritz (Rassemblement national) et la maire sortante Michèle Lutz (Divers droite).
Une configuration rare, mais rendue possible par les règles de scrutin. En effet, il suffit d'atteindre 10% des suffrages exprimés pour se qualifier au second tour des municipales, alors qu'il faut obtenir au moins 12,5% des inscrits pour passer la barre du premier tour aux législatives.
Un match à cinq reste cependant exceptionnel, seule Poitiers étant également dans cette situation parmi les grandes villes. La maire écologiste sortante, Léonore Moncond'huy, ayant finalement trouvé un accord avec Bertrand Geay (LFI-PCF), elle affrontera Anthony Brottier (Divers-centre) arrivé en deuxième position, François Blanchard (PS), Charles Rangheard (RN-UDR) et Lucile Parnaudeau (Divers droite).
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Si, cas de figure unique, sept candidats étaient en mesure de se maintenir à Saint-Jean-de-Védas, dans l'Hérault, ils seront également cinq à concourir, là aussi, dimanche prochain. Il faut remonter à 2014 pour trouver un cas de second tour à plus de cinq candidats : dans la commune tahitienne de Taiarapu-Est Faaone, six listes sur sept avaient réussi à franchir la marche du premier tour et décidé de se maintenir.
Si le scénario à cinq est rare dans les grandes villes, celui à quatre n'est pas beaucoup plus fréquent. À Lille s'opposent Arnaud Deslandes (Union de la gauche hors LFI), Lahouaria Addouche (LFI), Violette Spillebout (Renaissance) et Matthieu Valet (RN), tandis qu'à Saint-Etienne, Valentine Mercier (LFI), Régis Juanico (Union de la gauche hors LFI), Dino Cinieri (Divers droite-Renaissance) et Corentin Jousserand (RN) sont encore en lice.
Les configurations les plus présentes dans les grandes villes restent :
En revanche, dans 94% des communes, les bureaux de vote n'ouvriront pas dimanche, l'une des listes en présence ayant obtenu plus de 50% des suffrages dès le premier tour.