Le déontologue de l'Assemblée nationale avait été saisi la semaine dernière après la publication par Paris Match d'une photographie du député Charles Alloncle (UDR) avec sa collaboratrice parlementaire, initialement présentée par le magazine comme "sa compagne", puis comme "une amie". Hier, jeudi 28 mai, le déontologue a conclu à l'absence de manquement de la part du député.
Pas de manquement de la part de Charles Alloncle. Le déontologue de l'Assemblée nationale avait été saisi par Yaël Braun-Pivet vendredi dernier, le 22 mai, après la mise en ligne par Paris Match d'une photographie du député de l'Union des droites pour la République avec sa collaboratrice parlementaire, présentée dans un premier temps par le magazine comme "sa compagne", puis comme "une amie". La présidente du Palais-Bourbon avait saisi le déontologue pour effectuer "les vérifications nécessaires, de manière indépendante".
Après avoir reçu les deux intéressés, le déontologue Rémi Schenberg a rendu ses conclusions dans un courrier à Yaël Braun-Pivet, en indiquant qu'il n'y avait pas de situation de mariage, de Pacs ou de concubinage, selon l'entourage de la présidente à l'AFP, confirmant une information du Parisien.
Les lois pour la confiance dans la vie politique de 2017, votées dans le sillage de l'affaire Fillon, ont interdit l'emploi de la famille proche (conjoint, concubin, parents et enfants) comme collaborateurs, pour les ministres, parlementaires et membres des exécutifs locaux, sous peine de trois ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende.
"La loi encadre strictement ce type de situation. Depuis le début, je n'avais de cesse de le clamer", a réagi Charles Alloncle auprès de l'AFP, précisant notamment avoir fourni des documents dans le cadre de l'enquête, établissant par exemple des domiciliations personnelles. Dès la semaine dernière, le député du groupe d'Eric Ciotti avait affirmé auprès de Libération que sa relation avec Shéhérazade Khandani "n'a rien à voir avec ce que la loi interdit".
"Je trouve ça évidemment regrettable [...] qu'on ait sali l'honneur de cette personne comme le mien", a ajouté le rapporteur de la très médiatisée commission d'enquête sur l'audiovisuel public, qui a rendu ses conclusions début mai. Interrogé pour savoir si sa collaboratrice restait en poste, il s'est dit "heureux de pouvoir la compter dans (s)on équipe" et a souligné "sa grande compétence".
(Avec AFP)