Dans des confidences recueillies par Le Figaro, publiées ce mercredi 1er juillet, le président des députés Droite républicaine, Laurent Wauquiez, tend la main à Édouard Philippe, à qui il demande de s'écarter de "l'histoire de la macronie". Il ne cache pas, en revanche, ses doutes concernant la candidature à l'Élysée du patron des Républicains, Bruno Retailleau.
Laurent Wauquiez en est convaincu : "Seul, LR ne gagnera pas." Le chef de file du groupe Droite républicaine de l'Assemblée nationale livre son analyse de la situation politique de son camp à neuf mois du premier tour de l'élection présidentielle dans des confidences recueillies par Le Figaro. Le député de Haute-Loire y tend la main à l'ancien Premier ministre Édouard Philippe, tout en égratignant sans le nommer directement la candidature du président de son parti, Les Républicains, Bruno Retailleau.
Laurent Wauquiez, qui estime que le candidat du Rassemblement national sera au second tour, veut "une offre de droite" en mesure de "disqualifier Jean-Luc Mélenchon dès le premier tour". Pour cela, le président des députés issus de LR appelle à "en finir avec le fantasme d'une droite chimiquement pure" en fédérant "ceux qui souhaitent un candidat unique de la droite".
Et selon lui, celui-ci pourrait être Édouard Philippe : "Je crois qu'il peut incarner l'ordre et le sérieux permettant de redresser la France", déclare Laurent Wauquiez au Figaro. Il estime cependant que le premier chef de gouvernement d'Emmanuel Macron va devoir "s'émanciper de l'histoire de la macronie" et "inventer un nouveau cycle politique".
L'ancien président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a également des mots plutôt aimables pour le président des députés Ensemble pour la République, Gabriel Attal, lui aussi candidat déclaré à l'élection présidentielle : "Je l'aime beaucoup", dit-t-il dans ses confidences au quotidien, tout en constatant que cet autre ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron ne souhaite pas "porter le rassemblement de la droite et du centre".
Laurent Wauquiez est, en revanche, plus dur à l'égard du candidat de son parti, Bruno Retailleau : "La réalité, c'est que le candidat [des Républicains] est en dessous de 10 %", note le député de Haute-Loire. Fustigeant la "logique ultra-puriste" de celui qui l'a battu dans la course à la présidence du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez estime nécessaire que sa famille politique "adopte la logique du rassemblement" dès l'automne : "Il faut, le plus tôt possible, savoir se retirer si c'est nécessaire", prévient-il.