Le parti Renaissance va formuler des "propositions nouvelles", lors du prochain "comité de liaison" prévu le 10 juin avec les autres partis du bloc central, a annoncé ce jeudi Gabriel Attal. Parmi elles : un calendrier pour une éventuelle primaire en vue d'un candidat unique à l'élection présidentielle.
En marge du Congrès des Jeunes agriculteurs auquel il participait ce jeudi 4 juin à Bourg-en-Bresse (Ain), Gabriel Attal a indiqué que le numéro 2 du parti Renaissance, Franck Riester, "fera des propositions nouvelles" aux autres forces du bloc central pour arriver" à un candidat unique à l'élection présidentielle de 2027. "Y compris, avec, si on devait en passer par là, un calendrier des primaires qui pourraient s'organiser s'il n'était pas possible d'organiser un rassemblement autrement qu'en passant par des primaires", a déclaré celui qui a récemment officialisé sa candidature et souhaite "empêcher la tenaille entre La France insoumise et le Rassemblement national".
Une manière de dépasser l'éventuelle impossibilité d'un départage qui se baserait sur les scores dans les sondages d'intentions de vote, si ces derniers ne permettaient pas de trancher clairement la question, en ne donnant pas, par exemple, une avance suffisamment conséquente à l'un ou l'autre des candidats, en l'occurence Gabriel Attal ou Edouard Philippe.
"J'ai toujours laissé tout ouvert sur la table, toutes les possibilités" pour un départage au sein du bloc central, notamment avec le patron d'Horizons Édouard Philippe, a insisté le secrétaire général de Renaissance, à l'origine de ce "comité de liaison". Sur France inter fin mars, évoquant "le rassemblement de ceux qui partagent un projet qui est très proche" à venir, Gabriel Attal affirmait "n'exclure aucune possibilité". "Ça peut être la primaire, ça peut être des sondages, ça peut être une autre méthode. Il faut qu'on s'en parle entre partis politiques", avait-il ajouté.
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Après une première réunion en mai, le "comité de liaison", créé pour maintenir le lien entre les différents partis du bloc central, doit se réunir à nouveau le 10 juin. Il réunit un représentant de Renaissance (Franck Riester), d'Horizons (Christophe Béchu), du MoDem (Marc Fesneau), de l'UDI (Hervé Marseille) et accueillera mercredi prochain la présidente du Parti radical, Nathalie Delattre. Le parti Les Républicains (LR), dont le président Bruno Retailleau est aussi candidat à l'élection présidentielle, n'en fait pas partie.
Édouard Philippe accepterait-il une telle option ? "La primaire, elle n'aura pas lieu", a déclaré le maire du Havre et président d'Horizons, le 23 mai sur France 5. "Je ne suis pas contre le principe. [...] Je dis juste que dans dans le spectre politique tel qu'il existe aujourd'hui, il n'y a pas de place pour cette primaire parce que le champ politique est beaucoup trop large et la confiance entre des partis beaucoup trop faible", a argumenté le maire du Havre, qui ne cesse d'émettre des réserves quant à un tel scénario. "La campagne produira une dynamique qu’il faudra percevoir et respecter. Je pense que cela se passera ainsi", avait-il affirmé mi-avril dans Le Télégramme.
Pour l'heure, Edouard Philippe est en tête dans les sondages de premier tour devant son concurrent Gabriel Attal.