Présidentielle: Gabriel Attal présente son équipe de campagne et promet de ne pas faire une "saison 3 du macronisme"

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Gabriel Attal a présenté son équipe de campagne, le 3 septembre 2026
Gabriel Attal a présenté son équipe de campagne, le 3 septembre 2026. LOU BENOIST / AFP
par Anne-Charlotte Dusseaulx, le Jeudi 3 septembre 2026 à 16:14

Gabriel Attal, le candidat Renaissance pour l'élection présidentielle, a présenté ce jeudi son dispositif de campagne, avec notamment la journaliste et ex-judokate Céline Géraud comme responsable de la communication et du porte-parolat.

"Collectionner des ralliements politiques de ceux qui ont été au pouvoir (...), ce n'est pas mon projet", a lancé ce jeudi 3 septembre Gabriel Attal, en présentant son équipe de campagne au siège parisien de son parti. L'ancien Premier ministre, candidat de Renaissance pour l'élection présidentielle, l'assure : il ne veut pas d'une "saison 3 du macronisme", ni d'un "retour à l'UMP". "Je ne peux pas vous dire 'il faut tout changer' et dire 'on prend les mêmes et on recommence'", a expliqué le député, entouré de sa garde rapprochée et de ceux qui porteront sa parole pendant les prochains mois.

Parmi eux : la journaliste et ex-judokate Céline Géraud qui devient responsable de la communication et du porte-parolat. "Ça fait 30 ans que je pose des questions, aujourd'hui, j'ai envie d'assumer mes réponses", a déclaré l'intéressée face à la presse, assurant avoir vu en Gabriel Attal "quelqu'un qui ne triche pas". "Quand d'autres cherchent des coupables, lui cherche des solutions", a-t-elle poursuivi, affirmant être prête au "combat" et s'engager "non pas pour un camp, mais pour un cap". 

Elle sera entourée de cinq porte-parole, la députée Violette Spillebout ; le maire de Bonifacio (Corse) Jean-Charles Orsucci – "Gabriel Attal m'a offert la possibilité de passer de la ligue 3 à la ligue 1", a-t-il déclaré, filant la métaphore sportive – ; l'avocate Rachel-Flore Pardo ; l'essayiste et secrétaire national de Renaissance Jad Zahab ; et Abdoulaye Kante, policier et conseiller de Paris. 

Un triumvirat à la direction de la campagne

"C'est une équipe qui ne ressemble à aucune autre", loin de "ces organigrammes conçus dans les états-majors où on aligne des titres, des fonctions, on cherche des équilibres d'appareil", a justifié Gabriel Attal, qui souhaite que cette dernière "ressemble à la France telle qu'elle est et pas à la politique telle qu'elle a toujours fonctionné". Le candidat a insisté sur la nécessité de porter un projet empreint "d'optimisme", de "renouveler les engagements et les visages" et d'aller sur le terrain à la rencontre des Français.

Un triumvirat, composé du directeur général de Renaissance Maxime Cordier, de l'ex-préfète Fanny Anor et du député Franck Riester, dirigera la campagne de Gabriel Attal. Le maire de Bordeaux, Thomas Cazenave, présent ce jeudi à Paris, présidera le comité des maires, et la députée Prisca Thévenot sera chargée de la direction de la mobilisation et des territoires. Ses collègues Annie Vidal et Christopher Weissberg étaient, eux, présents dans l'assistance. 

Le 'en même temps' a été une erreur sur un certain nombre de sujets. Ça a brouillé les lignes. Gabriel Attal

Interrogé par la presse, Gabriel Attal a assumé de "reprendre des choses" de la campagne menée par Emmanuel Macron en 2017. "Je garde le dépassement politique qui ne veut pas dire le 'en même temps’", qui a "été une erreur sur un certain nombre de sujets", car "ça a brouillé les lignes", a déclaré le candidat, qui conserve également "le renouvellement des visages", mais entend "renouveler aussi nos pratiques politiques". Il déplore qu'après l'élection du chef de l'État à l'Élysée "une forme de verticalité assez classique (ait) demeuré". 

"En dehors du RN et de LFI, aucun candidat n'a une dynamique"

"Je suis bien décidé à réveiller cette campagne", a également lancé Gabriel Attal. Suffisant pour s'imposer comme le candidat du bloc central, alors que son rival Édouard Philippe (Horizons) fait pour l'heure la course en tête dans les sondages ? "Je suis en campagne depuis un peu plus de trois mois, quand d'autres sont parfois candidats depuis trois ans (Édouard Philippe l'est depuis septembre 2024, NDLR). Et nous sommes pourtant très proches" dans les enquêtes d'opinion, a répliqué l'élu des Hauts-de-Seine, qui répète qu'aujourd'hui, "en dehors du Rassemblement national et de La France insoumise, aucun candidat n'a une dynamique".

"Les jeux sont extraordinairement ouverts. Ça veut dire qu'il va falloir se battre", a renchéri Gabriel Attal, qui rejette le clivage droite-gauche et affirme que certains, les socialistes François Hollande ou Philippe Brun par exemple, "ont fait des propositions dans lesquelles je peux me retrouver".

Nous proposons un vote de départage, on ne va pas faire un chifoumi ! Gabriel Attal

Reste la question phare, celle du rassemblement. Le comité de liaison mis en place entre les forces du bloc central (Renaissance, Modem, Horizons, UDI) se réunira une nouvelle fois le 9 septembre. "Nous travaillons aux conditions pour éviter un deuxième tour RN-LFI le moment venu et aussi à la façon dont nous pourrons obtenir une majorité" aux élections législatives qui suivront, a indiqué Franck Riester, le représentant de Renaissance dans cette instance. "Nous, ça ne nous va pas d'avoir un parti présidentiel unique qui écraserait tout", a précisé Maxime Cordier, à propos des propositions faites à ce sujet par Édouard Philippe à Tourcoing dimanche.

"Évidemment qu'il faudra un rassemblement s'il y a un risque RN-LFI", a assuré Gabriel Attal. Quand ? "Début 2027." Comment, en cas de proximité dans les sondages avec Édouard Philippe ? Son camp défend toujours l'idée d'un "vote de départage", ce que le maire du Havre refuse. "On ne va pas faire un chifoumi !", a commenté le candidat Renaissance ce jeudi. Pour l'heure, Franck Riester tempère : "On verra bien en début d'année. (...) Il va se passer beaucoup de choses."