Casse du Louvre: La commission d'enquête de l'Assemblée nationale a adopté son rapport

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Le musée du Louvre wikimedia
Le musée du Louvre (© Wikimedia)
par Raphaël Marchal, le Mercredi 6 mai 2026 à 12:13

Le rapport de la commission d'enquête sur le cambriolage du Louvre et sur la sécurisation des musées a été adopté à l'unanimité ce mercredi 6 mai. Le document sera rendu public dans une semaine. Lors d'un point d'étape, les membres de la commission avaient jugé que le musée du Louvre était devenu un "Etat dans l'Etat", pointant de nombreuses "défaillances systémiques" qui avaient permis le spectaculaire casse.

Au terme de cinq mois de travaux, la commission d'enquête sur la protection du patrimoine national et la sécurisation des musées a adopté son rapport ce mercredi. L'instance avait été mise en place à la suite du spectaculaire cambriolage du Louvre, le 19 octobre dernier, au cours duquel une partie des bijoux de la Couronne ont été dérobés. Au total, près d’une centaine de personnes ont été entendues dans le cadre d’auditions et de tables rondes à l’Assemblée nationale.

Chargée d'examiner plus globalement la situation de l'ensemble des musées, la commission d'enquête a mis le focus sur celle du Louvre, auditionnant à deux reprises l'ex-présidente du musée, Laurence des Cars. Lors d'un point d'étape réalisé en février, le président de l'instance, Alexandre Portier (Droite républicaine), et le rapporteur, Alexis Corbière (Ecologiste et social), ont dressé un portrait sévère de la gestion du plus grand musée du monde, devenu un "Etat dans l'Etat" : système de vidéosurveillance archaïque, "hyperprésidence", "défaillances systémiques"...

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Le rapport de la commission d'enquête et les 40 recommandations qu'il contient seront dévoilés à l'issue du délai de 5 jours francs prévu par le règlement de l'Assemblée nationale. Alexis Corbière et Alexandre Portier exposeront les travaux de l'instance lors d'une conférence de presse, mercredi 13 mai à 11h30. "Nous ne sommes pas face à un incident isolé, mais bien devant une défaillance de nature systémique. Au Louvre, comme dans d’autres établissements, la sûreté n’a pas été traitée comme une priorité centrale, alors même qu’elle constitue la mission la plus fondamentale de toute institution muséale", a d'ores et déjà fait savoir Alexandre Portier dans un communiqué publié après l'adoption du rapport.