La présidente de l'Assemblée nationale a répondu, ce jeudi 9 juillet, à son homologue du Sénat, Gérard Larcher, qui a souhaité que le gouvernement n'aille pas au bout de son intention de donner le dernier mot aux députés afin de permettre l'adoption définitive de la proposition de loi sur l'aide à mourir. "Ce vote se tiendra", a assuré Yaël Braun-Pivet, interrogée sur le sujet lors d'une conférence de presse de l'Association des journalistes parlementaires.
"Je crois qu'il est temps d'aboutir." Ce jeudi, la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a rappelé son soutien à la proposition de loi "relative au droit à l'aide à mourir", qui doit être définitivement adoptée mercredi prochain, le 15 juillet, à l'issue d'un ultime vote dans l'hémicycle du Palais-Bourbon.
Devant l'Association des journalistes parlementaires, la présidente de l'Assemblée a répondu à son homologue du Sénat, Gérard Larcher, qui avait considéré la veille dans un entretien au Figaro, que le gouvernement pouvait encore "suspendre" un texte qu'il juge personnellement porteurs de "divisions".
"Je trouve cela invraisemblable d'imaginer pouvoir interrompre la navette [parlementaire] alors que nous sommes en lecture définitive avec un vote solennel programmé à l'Assemblée nationale", a déclaré Yaël-Braun Pivet. "Ce vote se tiendra", a affirmé la députée des Yvelines, qui n'a "aucune inquiétude sur le fait que le gouvernement maintienne l'inscription" du texte à l'ordre du jour.
Également interrogée sur l'intention du président du Sénat de saisir le Conseil constitutionnel si la proposition de loi était effectivement votée, Yaël Braun-Pivet - qui défend de longue date l'instauration d'une aide à mourir- a estimé "légitime" que "sur un texte comme celui-ci, on ait le maximum de regards et donc qu'on s'assure qu'il est conforme à notre Constitution". "Il est très légitime à le faire", a continué la présidente de l'Assemblée, qui "ne doute pas qu'il y aura d'autres" que la loi fera l'objet d'autres saisines auprès des Sages de la rue de Montpensier.
Alors que le texte a déjà été approuvé trois fois au Palais-Bourbon au fil du processus législatif, Yaël Braun-Pivet a évoqué le rejet systématique, trois fois aussi, qui a eu lieu au Palais du Luxembourg, où il n'a jamais été adopté quitte à y être modifié. "J'ai toujours regretté que le Sénat ne soit pas capable d'aller au bout du débat et d'aller au fond des choses", a-t-elle expliqué, saluant quant à elle "un processus exemplaire dans la façon de légiférer, avec l’avis du Conseil national d’éthique, l’avis du Conseil économique, social et environnemental, la tenue d’une Convention citoyenne, et plus de deux ans et demi de délibérations parlementaires".