Aide à mourir: la tentative de conciliation entre députés et sénateurs aura lieu le 2 juin

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Le député Les Démocrates Philippe Vigier LCP 27/05/2025
Le député Les Démocrates Philippe Vigier, le 27 mai 2025 (© LCP)
par Anne-Charlotte Dusseaulx, le Mercredi 27 mai 2026 à 12:43, mis à jour le Mercredi 27 mai 2026 à 12:55

La commission mixte paritaire (CMP) chargée d'essayer de trouver un compromis sur la proposition de loi créant un "droit à l'aide à mourir", adoptée à l'Assemblée nationale, mais rejetée au Sénat, se réunira mardi prochain, le 2 juin. Le député Philippe Vigier a été désigné rapporteur général en remplacement d'Olivier Falorni.

Ce sera le mardi 2 juin, à 14h15. Une commission mixte paritaire (le nom donnée à l'instance de conciliation entre les deux Chambres du Parlement) réunissant sept députés et sept sénateurs tentera de s'accorder sur un texte commun, après le rejet du texte sur l'aide à mourir en deuxième lecture au Sénat. A l'Assemblée nationale, cette proposition de loi sur la fin de vie, qui crée un nouveau droit assorti de multiples conditions, a déjà été approuvé deux fois à une large majorité.

Cette réunion a peu de chances d'aboutir à un accord, mais il s'agit d'une étape importante, car à l'issue de celle-ci le gouvernement pourrademander aux deux Chambres de se prononcer sur le texte en nouvelle lecture – programmé a priori la semaine du 22 juin à l'Assemblée nationale –, puis donner le dernier mot aux députés ; ce que le président des Républicains et sénateur, Bruno Retailleau, a dénoncé par avance comme un "coup de force". 

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Philippe Vigier succède à Olivier Falorni

En remplacement d'Olivier Falorni (Les Démocrates) élu maire de La Rochelle (Charente-Maritime) en mars, c'est Philippe Vigier (Les Démocrates) qui a été désigné, ce mercredi 27 mai, rapporteur général sur la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir, par la commission des affaires sociales. L'ancien ministre des Outre-mer aura la charge de mener à son terme l'examen du texte, que le gouvernement s'est de nouveau engagé la semaine dernière à faire adopter définitivement par le Parlement avant la pause estivale.

Auprès de l'AFP, Philippe Vigier a affirmé qu'il serait "dans la droite ligne" des arbitrages de son prédécesseur et des votes de l'Assemblée nationale, et a estimé "important" d'aller "au bout" de l'engagement pris par le président de la République de faire aboutir le texte.

Philippe Vigier a lui aussi été élu maire, à Châteaudun (Eure-et-Loir), lors des dernières municipales, mais un recours déposé à l'issue du scrutin lui permet de rester député en attendant la décision de justice. 

(avec AFP)