Face aux périodes de fortes chaleurs qui seront amenées à se répéter dans les prochaines années, la députée Marie-Charlotte Garin (Écologiste et social) déposera, ce jeudi 9 juillet, une proposition de loi visant à suspendre les expulsions locatives du 15 juin au 15 septembre.
Adapter la trêve hivernale en trêve estivale. C'est ce que souhaite en substance la députée Marie-Charlotte Garin (Ecologiste et social), à travers une proposition de loi qu'elle déposera ce jeudi. Avec, pour objectif, de protéger les personnes en situation de précarité des fortes chaleurs en suspendant les expulsions du 15 juin au 15 septembre, mais aussi en dehors de cette période lors d'épisodes de chaleurs exceptionnels.
"On ne peut plus continuer à faire comme si la rue était dangereuse seulement l’hiver. L’été est aussi une saison de mise en danger", estime l'élue du Rhône dans les colonnes de l'Humanité, où elle dévoile le contenu de sa proposition, "calquée sur le modèle de la trêve hivernale". Et de justifier son texte : "Si le parc d’hébergement d’urgence, le parc de logements et la manière dont on accueille les personnes dans ce pays étaient de meilleure qualité, on n’aurait pas besoin de trêves hivernales ou estivales".
Depuis le début des vagues de chaleur qui touchent l'Hexagone ces dernières semaines, les Écologistes mettent en avant leurs propositions face au dérèglement climatique à l'Assemblée nationale. Ils veulent l'instauration d'un plan "grand chaud" sur le modèle du plan "grand froid" qui existe pour protéger les personnes vulnérables l'hiver, mais demandent également l'instauration d'un congé climatique pour protéger les travailleurs exposés ou encore la création d'une commission d'enquête pour faire la lumière sur "l'impréparation du gouvernement" face aux canicules.
Le 26 juin, le député Paul Vannier (La France insoumise) a, quant à lui, annoncé déposer un texte "visant la mise à l’abri des personnes sans domicile fixe en période de canicule". Au-delà d'une interdiction des expulsions locatives l'été, il souhaite lui aussi qu'un dispositif de protection soit mis en place sur le modèle des plans grand froid, comme l'ouverture deplaces d’hébergement d’urgence dès le déclenchement par Météo-France d’une vigilance canicule orange ou rouge.