La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a indiqué ce mardi 24 février sur RTL qu'après avoir passé en revue tous les contrats des collaborateurs parlementaires, elle avait mis fin à la pratique de l'utilisation de pseudos. Le sujet avait émergé en marge de l'enquête sur la mort de Quentin Deranque à Lyon.
C'était l'une des révélations de l'affaire Quentin Deranque à Lyon et des interpellations qui avaient suivies. Des collaborateurs parlementaires utilisaient des pseudos - un nom d'usage et pas leur nom réel - pour leurs activités à l'Assemblée nationale. C'était notamment le cas de l'un des collaborateurs du député Raphaël Arnault (La France insoumise) : Robin C. était connu au Palais-Bourbon sous le nom de Robin Michel.
"J'ai découvert cette pratique, je ne la connaissais pas. J'ai été scandalisée", a affirmé, ce mardi 24 février sur RTL, la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, qui avait demandé la semaine dernière que "les contrats de l'ensemble des collaborateurs soient examinés" pour mettre fin à cette pratique.
C'est désormais chose faite selon Yaël Braun-Pivet. "J'ai interdit l'utilisation de tous les pseudos à l'Assemblée nationale [pour les collaborateurs]. Et c'est fait. On a passé tous les contrats en revue et on a signifié à ceux qui étaient concernés la fin de cette pratique", a-t-elle indiqué.
Quid des députés ? Par exemple, le vrai nom de Raphaël Arnault est Archenault. "Pour les députés, ils sont enregistrés comme cela par la préfecture donc ils sont titulaires de leur mandat électif avec ce nom, donc je ne peux rien faire", a expliqué la présidente de l'Assemblée nationale.